‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 362 sur 366 · Xénoph. Mém, U, vu, 12 et suiv · texte numérisé non relu

Xénoph. Mém, U, vu, 12 et suiv

3. Platon, Rép. U, p. 375 et suiv. Platon, qui incline tant vers le système Spartiate dans sa République^ est plus fidèle, dans ses Loti, à la vieille pensée d* Athènes. Il rappelle l'ancienne tradition qui faisait descendre les artisans eux-mêmes de quelque divinité, et nomme, parmi leurs dieux-ancêtres, Vulcain et Minerve, la grande déesse des Athéniens ; Oicbc irpc-fcvouc aurwv. (Platon, Lois, XI, p. 920, c; cité par Grenier, Abr. der ROm, Antiq, § 148.) MaisCreuzer se trompe lorsqu*îl comprend Mars dans la même catégorie; Mars, au contraire, est donné, avec Minerve encore, comme patron de la classe qui doit défendre la cité par les armes, tandis que les artisans la soutiennent par leurs travaux.

148 LIVRE I. CHAPITRE Xn.

droits, les laboureurs, les artisans, les mercenaires^ Les laboureurs, il les voudrait esclaves ' ; les artisans et les mercenaires viennent, dans sa pensée, après les laboureurs ', et il rappelle la constitution de Phaléas, qui les asservissait tous \ Il proclame leurs occupations indignes deThomme libre (àveuXeuOspcov) et en défend l'apprentissage aux jeunes citoyens'. Ainsi le travail» sous sa double forme, est servile ; ceux qui s*y livrent ont une existence

1. c Tels sont donc les éléments indispensables à rexistence de TEtat, les parties réelles de la cité. Elle ne peut, d'une part, se passer de laboureurs, d'artisans, de mercenaires de tout genre; mais, d*atttre part, la classe guerrière et la classe délibérante sont les seules qui la composent politiquement. » (PolU, IV (7), vin, 6.) Cf. la critique qu'il fait du système d'Hippodamus (ibid, U, v, 5) : c On peut trouf er quelque diniculté dans un classement de citoyens où laboureurs, artisans et guerriers prennent une part égale au gouvernement : les laboureurs sans armes, les artisans sans armes et sans terres, c*est-à-dire à peu près esclavei des guerriers. »

S. EiTTcp àva^xalcv tlvat tcù; «ftMpp^; ^cuXcu; ii Pxp&tpou; i mptcoQ; (Ibid. IV (7), viii, 5.)

5. Ibid. VU (6), II, 2. Cf. III, ni, 2 : « L'artisan doit-iI être compté parmi les citoyens? » Il reconnaît que la question est diflîcile, mais il répond négativement : « Jadis tous les ouvriers étaient ou des esclaves ou des étrangers, et, dans la plupart des Etats, il en est encore de même; mais une bonne constitution n'admettra jamais l'artisan parmi les citoyens. C'est en vain qu'on donne à Tarlisan le nom de citoyen. La qualité de citoyen appartient non pas à tous les hommes libres, par cela seul qu'ils sont libres ; elle n'appartient qu'à ceux qui n'ont point à travailler nécessairement pour vivre. »

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