XLVIII INTRODUCTION
I/esclave est une brute, Tesclave est une chose, c'est toujours sa condition légale depuis Tantiquilé jusqu'à nos jours. Il n'a rien à lui, pas même ses enfants *;il n'a même plus, depuis la séparation du mariage religieux et du mariage civil, ce mariage légal que lui assurait le code noir, et l'on a vu comment fut accueillie la pensée de le rétablir*. Tout ce qu'il a est à celui qui le possède lui-mêmeMl est marchandise entre les mains des traitants : les rois d'Afrique signent des lettres de change valeur en esclaves^
Téov (Ixx^tTéot). (Clém. d'Alex., Pœdag. 11, 7, p. ili Sylb.)
i . Rapport de la Commission instituée pour V examen des questions relatives à r esclavage {^SK)^ p. 155. Le duc de Broglie cite Tart. 47 du Code noir, qui défend de vendre séparément le mari, la femme et les enfants impubères (ce qui implique la faculté de vendre séparément les enfants parvenus à Tâge de puberté), et un Rapport du procureur du roi de Saint-Paul, qui prouve qu'à Bourbon on n'attend pas au delà de sept ans.