L'ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1847). XLIX
Il est meuble dans Tatelier du colon, et se vend comme ses meubles, avec ses meubles*. On trouve dans les journaux de commerce des colonies, des annonces telles que celle-ci :
« En yertu d*une ordonnance de H. le juge royal du tribunal de première instance de la Pointe-à-Pitre... il sera procédé à la vente au comptant, au plus offrant et dernier enchérisseur, de divers objets mobiliers consistant en linge de corps, deux fusils et une négresse, le tout estimé à 1,172 francs*. »
ou bien encore :
« Au nom du Roi, la loi et justice.
i On fait savoir à tous ceux qu'il appartiendra que le dimanche 26 du courant (juin 1840), sur la place du marché du bourg du Saint-Esprit, à Tissue de la messe, il sera procédé à la vente aux enchères publiques de l'esclave Suzanne, négresse âgée d'environ quarante ans, avec ses six enfants, de treize, onze, huit, sept, six et trois ans, provenant de saisie-exécution, payables au comptant.
a L*huissier du domaine, J. Ghatenat '. »
Le dimanche^ à l'issue de la messe I... Quinze cents ans plus tôt, à pareil jour et après semblable céré monie, un tel préambule n'eût pu annoncer que Taf franchissement. Et cela se fait régulièrement parmi nous, sous la formule consacrée au nom du roi, la loi