‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 53 sur 366 · L*ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1847). LIX · texte numérisé non relu

L*ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1847). LIX

reils faits, ce n'est pas le silence qui couvre l'honneur du pays. — Cette révolution au moins est-elle durable, et vient-elle vraiment d'un complet changement dans les idées ou dans les mœurs? il y a lieu d'en douter, à la manière dont les colonies parlent de leurs droits et de l'usage qu'elles en font. A leur sens, de tout ce qui touche à la question de l'esclavage, il n'y a rien à supprimer que les abolitionistes, « secte tolérée au mépris des lois contre les associations ». La discipline est bonne en elle-même, bonne dans ses moyens. Le fouet, nous l'avons vu, est un symbole*; quant aux fers, « ils ne sont jamais employés comme peine sur les habitations, mais comme moyens préventifs ». C'est pour cela que le Conseil colonial de la Guadeloupe demande assez naïvement que le temps n'en soit pas limité ^

par le concert systématique des assesseurs à repousser toute condamnation; et le scandale a été tel, que, d'après la déclaration du ministre, il ne pourrait pas se renouveler sans compromettre l'organisation même de ces cours de justice. Les faits ont été rappelés dans la séance du 26 avril i847.

1 . Rapport au Conseil de la Martinique. (Avis des Conseils cohniaux, p. 80.)

2. Rapport au Conseil colonial de la Guadeloupe, ifrtcf., p. 115. — « Les renseignements obtenus des maîtres et des noirs m'ont appris que la chaîne était infligée pour un^ deux, ou trois ans, peut-être plus.,. J'ai vu sur un atelier, au travail, deux noirs enchaînés, chacun par les deux pieds, et un troisième dont la chaîne, soutenue par le milieu par une corde passée autour de le ceinture, se terminait à chaque extrémité par une barre de fer s'èlevant de l'anneau de chaque pied à la hauteur du genou... fai vu une négresse et un noir attachés à la même chaîne, J'en ai fait parler au maître comme d'une chose contraire à la

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