L'ESCLAVAGE DANS LES • COLONIES (1847). LXXY
prunté cette loi au droit ancien de l'esclavage, c'est qu'à leurs yeux l'instrument est plus que l'homme dans l'esclave. Allez à l'homme et cherchez ce qu'il devient; demandez où en sont « ces progrès très réels des négresses dans les mœurs régulières et civilisées ! > C'est qu'au lieu de se donner à qui les veut prendre, elles se donnent à qui les veut acheter; non pour du cuivre ou de l'argent, sans doute, comme ces Européennes; mais pour des doublons, ce qui est bien plus noble! c'est que leur pudeur est arrivée à rechercher l'ombre pour ces actes coupables dont elles divulgueront tout le mystère dès le matin. Il leur manque encore, dit-on, la pudeur du silence. Mais qu'importe? est-ce le chemin de Thonnêteté? Or combien suivent cette voie? a Moins précoces que les Européennes, les jeunes négresses sont jusqu'à dix-huit ans assez modestes ; mais alors le danger commence, et peu savent ou veulent échapper*. » Ajoutons qu'elles le peuvent bien hioins encore parmi les séductions du service domestique, les licences de l'atelier ou les dangers de ces petits commerces qui les retiennent sur la voie publique et devant les casernes, au profit d'une maîtresse avide du produit de la journée, quelle qu'en soit la source. Avec ces mœurs dans les femmes, on a peu de
simpliciora esse et ad ministeria apliora et dociliora et ad omne ministerium habilia ; trila vero mancipia et velerana difficile est reformare et ad suos mores formare. » J. 37. (UIp.) D., XXI, i, de JEdUitio edicto.