‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 74 sur 366 · LXXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXXIV INTRODUCTION

noir. — Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens. — De petits esprits exagèrent trop l'injustice qu'on lait aux Africains, car, si elle était telle qu'ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tète des princes d'Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d'en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié * ? »

Le dernier argument, grâce à Dieu ! n'en est plus un aujourd'hui. Les peuples se sont émus, ils ont posé en principe l'abolition de l'esclavage. En Angleterre, c'est un fait accompli; ailleurs, c'est au moins un fait commencé. Mais on est bien loin de s'y résigner partout, et, si longtemps qu'il durera, il trouvera des partisans pour le défendre. Retranchez-le de l'histoire comme moyen d'éducation des esclaves, il restera dans le présent comme instrument de production pour les maîtres; et, pour n'être plus qu'une affaire d'intérêt, la question n'en revendiquera pas moins les formes sacrées du droit. Le Globej cherchant à rallier tous ceux qu'atteindrait une semblable mesure, s'écriait : « Que les planteurs

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