‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 78 sur 366 · L'ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1847). LXXXVII · texte numérisé non relu

L'ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1847). LXXXVII

fait qu'étant tous enfants de la même patrie, les uns ne possèdent rien, tandis que les autres possèdent tout, je me garderais bien de me reporter jusqu'au temps où le sol appartenait en commun à toute la tribu. Je lui montrerais mes contrats, j'invoquerais le droit arbitraire^ la prescription. » Aussi n'a-t-il qu'une foi très équivoque au maintien de la propriété du sol ; il se demande : « si elle subsistera toujours, cette propriété foncière ? si le dernier développement du christianisme, la dernière phase de l'hu manité ne sera pas la société moins la propriété.» Mais, pour la propriété de l'homme, il est plus rassuré quand il en trouve l'origine « dans la plus fondamentale des lois de la nature humaine, » et la sanction dans l'histoire de tous les pays et de tous les temps*.

Cet exemple montre jusqu'à quel point l'esprit de système peut, en cette matière, égarer une âme honnête. On oublie le négrier, on ne voit plus que l'homme des anciens temps, sauvant l'homme qu'il pouvait tuer, pour en faire son esclave. On voit Cham et les malédictions de la Bible j on ne voit point Jésus et l'héritage de bénédictions du Nouveau Testament. Je me trompe, on le connaît, on sait combien est sublime la doctrine de l'affranchissement, et l'auteur dont nous parlions plus haut est autant que personne capable de le comprendre. « Ajoutant l'exemple au précepte, l'Évangile à la main, il aurait

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