‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 84 sur 366 · XCII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XCII INTRODUCTION

dont les maîtres font un si grand crime à Tesclave, sera toujours un droit pour lui, cl Plante osait le proclamer sur le théâtre même de Rome, en face de cette législation redoutable :

Neque Pol tibi nos, quia nos servas, aequom 'si vitio voricre; Neque te nobis, si abeamus liinc, si fuat obcasio^

A l'intérieur, nous le reconnaissons encore, le colon n'a pas besoin de semblables défenses pour protéger la vie de sa famille. Il dort portes ouvertes au milieu de ses esclaves armés : noble confiance, plus efficace que toute autre chose pour prévenir et détourner le mal. Il y a même dans la nature du nègre un fond de bonté qui résiste à l'excitation des mauvais traitements. On en a donné de fort touchants exemples', et l'histoire en a consacré plusieurs parmi les actes du plus héroïque dévouement; mais l'histoire nous rappelle en môme temps ces grandes révoltes au milieu desquelles ils se sont produits. Le désastre de Saint-Domingue a des témoins vivants encore ; et naguère à Cuba, une grande conspiration, découverte à temps, menaçait la colonie d'une semblable catastrophe'. Il ne faut donc

1. Piaule, Captiv,,\[, ii, 194. Celui qui parle est un homme, libre d*origine, pris à la guerre, et vendu par ie vainqueur à un maître : à ce second degré, c*est un esclave comme le plus grand nombre des esclaves romains.

2. M. Rouvellal de Cussac, p. 185-194; M. l'abbé Dugoujon, p. 38.

5. Le son des cloches de Pâques (1844) devait renouveler le massacre des vêpres siciliennes. Le duc de Broglie a rappelé

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