‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 93 sur 366 · L'ESCLAVAGE DAKS LES COLONIES (1847). CI · texte numérisé non relu

L'ESCLAVAGE DAKS LES COLONIES (1847). CI

pargnes\ » S'il veut l'habituer à connaître et à craindre la loi, en la faisant entrer dans son régime, on répond que « la société aura toujours un plus grand avantage à ce que l'esclave s'affectionne à son maître plutôt qu'à la loi \ » J'ai dit que les vues de la métropole n'étaient pas comprises: elles le sont trop peut-être. On voit où elles tendent et l'on a peur d'y aider. Aussi les progrès mêmes qui se sont accomplis dans les mœurs, on les repousse de la loi; et quelle que soit la diversité des opinions dans les Conseils sur les points divers que nous avons touchés, il y eut unanimité (excepté à Cayenne) pour repousser les projets du gouvernement. En effet, au point de vue des colonies, tous ces projets paraissaient fort justement illogiques et absurdes : elles ne voient qu'une chose à elles, là où le gouvernement voit un homme à réhabiliter. C'est pour cela qu'elles s'opposaient au mariage civil de l'esclave, c'est pour cela qu'elles lui refusaient le pécule légal : « Ce ne serait plus une chose, ce serait un homme; dès lors point d'état intermédiaire possible '. » Mais quel intermédiaire y a-t-il entre une chose et un homme, si ce n'est peut-être la brute, et quelle éducation voulez -vous donner à une chose?

IVailleurs, il est, ce me semble, permis de douter que l'éducation des esclaves puisse jamais faire de

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