Quum enim pars quodammodo cerporis ejus per oognationem
< in fundo remanebat, non videlur neque abesse, neque peregrinarl, « neque in libertate niorari. » (L. 23, § i (Just.), C. J., XI, xlvii, De agricoliê,)
5. « Censemus quemadmodum in curialium conditione nemo es tein*
< porali cursu liberatur, Ua nec adicriptiliœ conditioni suppositus, ex
288 LIVRE III. CHAPITRE Yll.
Les mêmes lois qui asservissaienl les colons faisaient aussi leur garantie. Ils étaient allachés au sol, ils n'en pouvaient sortir; maison ne pouvait non plus les en tirer. Il était défendu de les déplacer des terres publiques données en emphytéoscS de les vendre sans la terre, comme de vendre la terre sans eux*; et la loi prévenait la fraude des maîtres qui éludaient cette défense, en vendant, avec tous les colons, une petite partie du domaine : elle voulait que leur nombre ne fût jamais qu'en proportion de l'étendue de la terre aliénée'. C'était encore la raison d'utilité publique, l'intérêt de l'agriculture et du trésor *. Aussi ne craignait-on pas d'y déroger, lorsque ce même intérêt semblait le prescrire : le maître pouvait faire passer les colons d'un de ses domaines dans un autre, qui manquait de bras*. Aussi encore ce privilège d'inamovibilité n'était-
• annalibus curriculis, quantacunque manaverint, vel quacunque pron lixa negotiatione, sibi vindicet libertatem ; sed remaneat adscriptitius « el inhœreat terra. » (L. 25, G. J., XI, xlvii, De agricolU,)
1. L. 3 (Grat. et Théod.), C. J. XI, Lxn, De mancipiii et colon, pa--
{rimon,
2. < Siquispraedium vendere voluerit yel donare,retinere sibi trans- € ferendos ad alia loca coIoros, privata pactione, non possit. » (L. 2 (Constant.), XI, xlvii, De agricolU.)