Clem. Alex. Pœdag. lU, 12, t. I, p. 307, 1. 7. (Oxf
5. < On ne doil point les traiter comme des bétes de somme, pui9qu*il
dans la même pensée, les mêmes textes de rËcrilui^e^ Saint Ambroise veut que le maître, dans l'usage de la discipline domestique, se souvienne que l'esclave est jin être doué d'une âme comme lui. Il lui rappelle, comme Sénèque, son nom de père de famille, pour le porter à la douceur ; il lui rappelle, en outre, pour le détourner de la dureté, qu'il est esclave lui-même dans celte famille plus vaste dont Dieu est le père et veut être aussi maître, afin d'en modérer tous les pouvoirs*. Et saint Jérôme^ ou un ancien auteur qui n'est pas indigne d'avoir élé répandu sous son nom, invoquant cette double autorité de la religion et de la nature en faveur de la primitive égalité, ajoute pour l'inslruction des maîtres : « Quand Dieu dit à Noé : « Croissez, et que la crainte de voire d domination s'étende sur tous les animaux, » il n'y comprend pas l'homme ; et ainsi l'homme échappe à cette loi de terreur qu'on lui voudrait imposer'. »
leur est commandé d'obéir avec crainte à leurs mailres, non-seulemt nt s'ils sont bons et cléments, mais encore s'ils sont durs et méchants, comme dit saint Pierre; Téquité, l'indulgence, la bonté, sont donc du devoir des maîtres. En un mot, dit-il encore, soyez tous d'un même esprit miséricordieux, aimant vos frères, etc.i (Glem. Alex. Pœdag. 111, 11, 1. 1, p. 296, 1. 31.) Il cite encore textuellement saint Paul, ad Colois.f dans ses Slromates, Vf, 8, t. I, p. 593, 1. 10; et au livre II, 18. du même ouvrage, les lois de l'Ancien Testament pour le soulagement des animaux, pour le traitement des esclaves. (Ibid., p. 476.)