Gyprian. Testim. IH, 72 et 73, p
2. Ambr. Ep. I, u, 31, t. II, p. 762. Cf. Exhort. Virg. I, 2-4, ibid. p. 278.
3. « Quorum videlicet terror ac tremor esse super animalia terrx c praecipitur, profecto esse super homines prohibetur. • (Hieron. Comm. UI, in lament, Jerem, nr, t. V, p. 837.) Cet ouvrage a été rejeté par les bénédictins à la fin de leur édition, comme n'ofîrant pas un caractère suffisant d'authenticité. Mais le trait n en est pas moins bon, quand U serait d'un autre que de saint Jérôme. Remarquons en passant que cela s'adresse à I9oé, dont les modernes commentateurs de l'Ëcri'
Zli LIVKE ni. CilAMTHE VIU.
L*esclavc sort donc de la catégorie de ces choses que le droit de propriété livrait à la disposition du maître. Quoi qu'il en soit du droit, saint Augustin ne veut pas qu'on le confonde avec les autres biens d'une maisori; et quand, par amour de la paix, il conseille de ne point disputer pour la possession d'un immeuble, d'un cheval, il excepte l'esclave : si l'esclave se croit mieux où il se trouve, le saint docteur veut qu'on le retienne, qu'on le défende contre toute réclamation, sacriOant à cette considération plus charitable son précepte de charité ^ Il veut, en effet, après saint Ambroise, que l'esclave soit dans la demeure du maître comme dans la maison paternelle, traité à l'égal des lils, moins les droits d'héritage * ; châtie quand il le mérite : c'est un droit, c'est un devoir du père ; mais châtié, comme de la main d'un père, non par vengeance, mais par amour ^. L'abaissement même de la condition servile parait à saint Grégoire de Nazianze une raison qui nous commande de la ménager : « C'est bien
ture ont voulu faire Fauteur de Tesclayage. — Saint Augustin syoutc d'ailleurs que ctiez les patriarches Tesclaye n'était distingué de Tenfant que par rapport aux biens. (De civ, Dei, XIX, 16, t. Vil, p. 900.)
1 . « Non enim Ghristianum oportet sic possidere servum, quomodo « equum et argentum . . . Uominem namque hoino, tanquam se ipsuni, « diligere débet, etc. » (Aug. De sermone Dom, in monief I, 59, t. III, p. 1531, a.)
2. c Quocirca, etiamsi habuerunt servos justi patres nostri, sic ad- « ininistrabant domesticam pacem, ut, secundum baec teinporalia « bona, liliorum sortem a servorum conditione distinguèrent; adDeum « autem colendum, in quo xtema sunt bona speranda, omnibus domus c suae membris pari dilectione consulerent. Quod naturalis ordo ita c praescribit, ut nomen patrumfamilias bine exorlura sit, et taiii late « vulgalum, ut inique etiam dominantes hoc se gaudeant appellari. » (\ug. De civit. Dei, XIX, 16, t. VU, p. 901, h, c.)
5. c Animo dilectionis fac, non animo ultionis. • (Aug. in p$, ai, § 14, t. lY, p. 1601.) Sur ce que doit être Tautorité et le commandement. De civit. Dei, XIX, 14, t. VU, p. 899.
assez, dit-il, que des hommes soient esclaves, et que, entre des êtres formés de la même matière, il y ait des difTérenccs si grandes, que Ton voie les uns commander et les autres obéir; les uns imposer, les autres subir des tributs; les uns se permettre impunément l'injure et l'outrage, les autres n'avoir contre les insultes que des prières : et tous ces contrastes dans la même image, dans la mémedignitiS parmi les héritiers d'une môme vie, chez des êtres pour lesquels le Christ est mort également. C'est bien assez donc pour des hommes libres de nature ; n'aggravons pas le joug, de peur d'ajouter à la peine de notre premier péché ^ D Saint J. Chrysostome observait que le caractère essentiel de l'homme était la clémence, puisque le contraire s'appelle inhumanité^ y et il en faisait principalement l'application aux esclaves que la dureté dos maîtres, dans tous les temps, aurait voulu retrancher des droits du genre humain. 11 y insiste en commentant les paroles de TApûlre : Laissant les menaces et sachant que votre maître et le leur est au ciel, a Oh ! quelle grande chose, s'écrie-t-il, et qu'elle a de terreur! Cela veut dire qu'il nous appliquera li mesure dont nous aurons usé pour les autres. N'entendezvous pas : Méchant serviteur, je t'avais remis toute la dette ^ et : // n'y a point acception de personnes devant lui ? Ne croyez pas, dit-il, que ce que l'on fait contre les esclaves sera pardonné, comme fait contre les esclaves. Les lois du monde connaissent la diiïérence des deux races, mais la loi commune de Dieu l'ignore; car Dieu fait du bien à tous» il ouvre le ciel à tous indistinctement'. »