‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 115 sur 201 · Greg. Theol. Oral, xn, 13, t. I, p. 572, c · texte numérisé non relu

Greg. Theol. Oral, xn, 13, t. I, p. 572, c

2. Chrys. inEpA ad Corinth, homil. ix, 2, t. X, p. 79, fr; el sur Pattrait de la clémence : în Ep. ad Philem. hom» i, 5, t. Xt, p. 778, h.

3. în Ep, ad Ephes, ?i, 5-8, homil. xxn, 2, t. XI, p. 167. —A Tappui de cette vérité, et pour mieux répandre parmi les fidèles la pratique de

Le maître devait ménager les esclaves comme ses égaux en liberté; il devait les ménager encore comme étant luimême leur frère en servitude ; c'est une autre face de la vérité chrétienne que les Pères développent à l'envi, pour mieux faire entrer dans les âmes le sentiment des devoirs de Tégalité. Nous sommes tous nés en servitude, nous sommes tous rachetés en J. C. ; et, s'il a voulu nous affranchir, c'est comme pour joindre de nouvelles obligations à celles de notre primitive dépendance *. C'est donc la condition commune, et le maître, si élevé qu'il soit, ne saurait y échapper ; il faut qu'il serve Dieu lui-même, qu'il le serve bon gré, mal gré, en homme libre ou en esclave enchaîné • : « Où irait ce fugitif hors de la face de Dieu' ? »

cette charité divine, il raconte, dans une autre homélie, les merveilleux effets de la prière d'une esclave sur une femme qui s'en était laissé toucher. (In Ep, I ad Theu. v, hom. xi, 3, t. XI, p. 505, c.)

1. < Ergo redemptus a Domino es. Servus es qui creatus es, servus « es qui redemptus es, et quasi Domino servitutem debes et quasi re- « demptori... lia libertatem accepisti, ut meminisse manumissoris « tui debeas, ut patrono tuo noveris legitimum obsequium deferendum, « ne ab ingralo revocetur libertas. Quid te beatius, qui sub domino « régnas et sub palrono militas! •(Ambros., De Jacob et vita beata, m, \% 1. 1, p. 448. Cf. m, il, ibid., et in ps. xuii, § 14, 1. 1, p. 893.) Yoyei aussi Greg. Theol. Orat.xix, 15, 1. 1, p. 572.

2. Aug. De agone ChrUii, § 7, t. VI, p. 425, b; Serm. xixvii, 20, t. V, p. 275, d; et encore sur la convenance et les avantages de cette servitude, Serm, ix, 16;xxi, 7; xxivi, 8; ibid., p. 86, 164, c, et 258, d;De vera relig,, § 82, t. I, p. 1252, b, c.

3. c Quo ergo ibit fugitivus iste a facie Dei? • (Aug. in p$. cxxxvni, 10, t. IV, p. 2194, b. On trouve déjà dans saint Augustin, au milieu des misères de Tinvasion barbare, ce sentiment de la fin des choses {advetr perascente mundo et crebrescentibus ruinis) qui, dans la première moitié du moyen âge, poussait aux œuvres de la charité. « Sicut enim ad loca « munitiora festinantius migrant qui ruinam domus vident contritis tf parietibus imminere, sic corda christiana, quanto magis sentiunt

roundi hujus ruinam crebrescentibus tribulationibus propinquare,

« tanto magis debeiit bona, quse in terra recondere disponebant, in

Qu'il le serve donc, non par crainte, mais par amour : qu'il devienne esclave de la charité S et, alors, il fera comme Tapôtre, il servira ses frères pour gagner leurs âmes; alors il fera comme Jésus-Christ qui, lui aussi, a voulu servir ceux qui étaient ses serviteurs. C'est pour cela que les évoques se disaient et se faisaient les esclaves des fidèles * ; c'est pour cela que leur chef à tous, le successeur de saint Pierre, le vicaire de Jésus-Christ, s'appelle a le serviteur des serviteurs de Dieu : » et, par ces marques d'humilité, par ces exemples de soumission du supérieur à l'inférieur, les Pères s'efforçaient au moins de ramener les maîtres et les esclaves à une sorle de réciprocité de services et d'égards*. Saint J. Chrysostome, commentant la parole de l'Apôtre : Soumis tour à tour les uns aux autres dans la crainte de Dieu, faisait de cette vie de mutuels devoirs un tableau qui exprimait toute la

« thesaunim cœlestem impigra celeritale transferre... »(Aug. Ep.cixu, t. II, p. 541, t.)

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