‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 12 sur 201 · Ibid. III, 19; cf · texte numérisé non relu

Ibid. III, 19; cf

de son intérêt mèmc^ ; il lui parle au nom de la justice et de rhumanité : a II est beau de commander avec modération aux esclaves et d'observer à leur égard la mesure, non de ce qu'ils peuvent impunément soufTrir, mais de ce que permet Tessence même du juste et du bien.... Quoique tout soit permis contre les esclaves, il y a dans Thomme une limite posée par le droit commun des êtres doués de vie ; » et il voue à l'exécration publique la cruauté si connue de VédiusPollion*.

Les raisons d'humanité qui le font pencher vers un traitement plus doux et plus familier des esclaves, se produisent avec une rcmorquable énergie d'expression dans cette belle lettre où il félicite Lucilius de sa conduite à Tégard des siens : a J'ai appris volontiers, » dit-il, « par ceux qui me viennent de toi la familiarité dans laquelle tu vis avec tes esclaves. Cela est digne de ta sagesse et de ton instruction. Sont-ce des esclaves? Non, mais des hommes. Des esclaves? Non, mais des compagnons de vie. Des esclaves? Non, mais d'humbles amis. Des esclaves? Dis plutôt des frères en servitude, si tu réfléchis que la fortune a le même empire sur eux et sur toi'. x> La question ainsi posée dès le

i. c Gum pare contendere ancepsest; cum superiore, furiosum; ff cum inferiore, sordidum. » (De ira, 11, 34.) i Iracundus dominus (( qiiosdam in fugam servos egit, quosdam in mortem : quanto plus ff irascendo, quam id erat propter quod irascebatur, amisit. t (De ira^ m, 5; cf. ï, i5;Ii, 25;in, 35.)

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