Ibid. 3-5, p
A, « Quanta servorum illic corniptela, ubi dominonim tanta corc ruptiol » (Salv. De gub. Dei, VII, 4, p. 155.) — « In domo autem « sua dominus quasi corporis sui caput est ; et vita ejus cunctij norroa
530 LIVRE 111. CHAPITRE Vlil.
Celle influence devait être réciproque, car le vice ne règne point parmi les classes serviles sans danger pour les classes libres ; dans leurs communications journalières, il passe des uns aux autres et s'accroît par un mutuel échange. L'esclavage devient pour les maîtres un foyer actif de corruption ; il inocule le mal aux jeunes générations qu'un trop imprudent usage confie aux mains serviles (84), il éveille la luxure sans éveiller toujours le remords ^ ; il franchit les limites mêmes qu*on eût voulu au moins maintenir, et jette le désordre dans les familles ' ; il nourrit les haines % il excite l'orgueil, il développe cet esprit de cruauté qui ôte à l'homme tout sentiment généreux, et va, dans la femme, d'autant plus loin, qu'elle n'a pu s'y livrer sans sortir de sa nature. Dès lors la femme chrétienne ne diffère plus de la matrone du temps de Néron ; on pourrait traduire en vers de Juvénal ces paroles de saint Jean Chrysoslome, où se résume la double influence de l'esclavage sur la race qui commande et sur celle qui sert :
K Vivendi... Quantum illic pulamus fuisse labein familiarum, ubi u domini erant impuritatis exemplum? Quamvis non exemplum illic •( tantuinmodo malum fuerit, sed vis ac nécessitas quaedam, quia K parère impurissimis dominis famulse cogebantur invitae, et libido u dominantium nécessitas subjeclarum erat. » (Salv. ibid. Cf. VII, 3, p. 154, et IV. 6, p. 72.)
1. Ghrys. in Ep. ad Romanos hom. xxiv, A, t. IX, p. 699, (/, et la note 85, à la fin de ce volume.
2. c Pudet dicere, et tamen dicendum est Nobiles feminae, qus (( iiobiliores habuere negleclui procos, vilissimae conditionis bominibus u et servulis copulantur, ac sub nomine religionis et umbra conlineu- « liae interdum deserunt viros Ueienae, sequunlur Âlexandros ; nec u Menelaos pertimescunt. » (Uieron. Ad. Gaudeni. de infantulœ educaiiotie, t. IV, P. u, p. 799. Cf. Ghrys. QuodreguL fem. viri» cohab.^ §§ 2 et 8, 1. 1, p. 250-251 et 264-265.)