‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 152 sur 201 · Anipe dil^tam tua, dux, in tempora âmam · texte numérisé non relu

Anipe dil^tam tua, dux, in tempora âmam

Quodque patri superest, successor laudis habeto. Ule urbem vetuit taurorom sanguine tingui, Tu mortes miseronim hominum prohibeto litari.

(M Summ,, II, 1121.)

4. On sait que ce moine se jeta dans Tarène pour séparer des gladiateurs. H fut lapidé par le peuple ; mais Honorius le fit mettre au rang des martyrs, et profita de la circonstance pour supprimer ces combats. (Théodor., Hisl. eccles,, V, 26.)

5. Ce n*était certainement pas ainsi que Tentendait Prudence, quand il terminait le morceau que nous avons cité par ces vers :

Jani solis contenta feris infamis arena NuHa cruentatis homicidia ludat in armis*

chasses, comme on disait : c'était au chasseur à tuer la bête au lieu de se laisser dévorer ; mais on a vu si les sympathies du peuple étaient pour T homme dans ces luttes sans espoir ^ Salvien décrit encore ces joies cruelles aux derniers jours de l'empire d'Occident •.

En Orient, les combats de gladiateurs avaient disparu dès le règne de Théodose*. On peut sûrement l'induire du silence de saint Jean Chrysostome : le pieux évèque, si ardent à poursuivre les spectacles sous toutes les formes, même les courses du cirque, n'a point, dans tous ses discours, une seule allusion à ces jeux, qui, par leur nature, auraient le plus inévitablement attiré ses anathëmes*. Quant aux combats de bétes, ils n'avaient point subi d'interruption : le saint en parle, comme saint Grégoire de Nàzianze, comme saint Cyrille de Jérusalem, pour condamner ces spectacles qui dépouillent l'homme de tout sentiment d'humanité, qui l'initient à la férocité des bétes, par la vue de ces malheureux déchirés; et il flétrit les législateurs qui ont introduit, aux applaudissements des peuples, ces pestes publiques dans les sociétés dont ils avaient à poser les fondements'^.

i. Prudent. Hamartigenia, 371, et les textes cités plus haut.

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