‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 160 sur 201 · Nov, V et cxxiii, ibid · texte numérisé non relu

Nov, V et cxxiii, ibid

2. « Quemadmodum in ecclesiasticis liberlalibus non est hujus setatis « differentia, ita in omnibus libertatibus qus a doniinis imponen- « tur... » (L. 2, C. J., Vn, XV, Comm. de manum,) Pour le maître, il avait d'abord pris une moyenne entre Tâge fixé pour affranchir par la

préteurs la règle de l'Église ; il supprima la loi Fusia Canina et cette échelle proportionnelle appliquée aux libéralités du testateur, selon le nombre de ses esclaves ^ Il écarta divers doutes que l'on élevait encore à leur préjudice, sur la valeur ou la portée du testament. Le testament, c'était essentiellement une institution d'héritier, et l'on avait considéré comme nul tout legs mentionné avant cette institution qui en faisait la force. Justinien consacra le droit contraire, « surtout, dit-il, pour les legs de liberté qui veulent plus de faveur". » Il permet de faire affranchir ou d'affranchir directement, par acte de dernière volonté, un enfant dans le sein de sa mère. S'il en nait plus d'un, fille ou garçon, ils sont libres, quels que soient les termes du testament '. Si Théritier a reçu la mission d'affranchir une tète, à son choix, parmi les enfants d'une esclave, et s'il meurt sans en rien faire, à qui appliquer la faveur du legs? Les anciens, dans leur logique, hésitaient entre tous et personne; les modernes, avec plus d'équité, eussent tranché la question par le sort : Justinien assurait à tous la liberté*. Dans l'application de la loi de Marc-Aurèle, qui, à défaut de libres, acceptait, pour héritiers, des esclaves, afin de sauver les affranchissements compris dans le testament, Justinien, préférant la cause de la liberté aux intérêts du fisc, cherchait uniquement le moyen d'affranchir le plus grand

loi Mita Sentia (20 ans) et Tâge requis pour tester (14 ans) : ce fut 17 ans (Instit., I, ti, 7). — Puis il adopta tout simplement le terme inférieur. Novell, cxix, 2.

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