Philipp. H
3. « Doininus autem spiritusest; ubi verospiritus Domini, ibi liberce tas. » II, Cor, III, 17. a Non enim accepistis spiritum servitutis ïie-^ a ruin in timoré, sed accepistis spiritum adoptionis filiorum... — (( Quia et ipsa creatura liberabitur a servitute corruptionis in liber- « tatem gloriae filiorum Dei. » Rom. vm, 15-22.. Cf. II, Pelr. ii, i9é
Dieu leur principe et leur sanction, ces vérités n'en doivent pas moins avoir leur application parmi les hommes ; car la doctrine évangélique est une parole de vie et veul être pratiquée. Le christianisme ne les abandonne pas seulement aux spéculations de la pure théorie, il ne les impose pas encore aux formes de la société, mais il les introduit en une région moyenne entre la théorie et l'application politique : il les fait entrer dans les mœurs. C'est là que cette révolution, comme toute révolution légitime, doit s^accomplir avant de s'écrire dans la loi.
Ainsi, l'égalité, la liberté, régneront dans le monde, et l'Église, dès le premier jour, commence à leur frayer la voie, la voie marquée par les traces du Christ.
Pour établir l'égalité parmi les hommes, c'est au degré le plus bas qu elle va choisir sa place : Facli sumus parvuli in medio vestrum^ lanquam si nutrix foveat filios suos^. Elle accepte la hiérarchie et les rangs de l'organisation sociale. L'humanilé est un grand corps dont chaque membre a sa destination et sa fonction particulière* ; chacun doit occuper son poste et le remplir fidèlement. Mais, « parmi les membres du corps, les plus faibles lie sont pas les moins nécessaires, ni les plus vils les moins honorés * ; » et ce sont aussi les faibles que le Seigneur a choisis ; ce qui n'obtient du monde que le mépris et le dédain est l'objet de la prédilection de Dicu\ Il re-