Claudien, in Eutrop. I
SEUVICE DE L'ÉTAT. 125
gloire* ; » les charges les plus serviles, par leur nature et par leurs antécédents, les noms que nous avons cités aux fonctions de Tesclavage, sont revêtus de l'éclat qui rejaillit de la personne du prince : ce sont les c< très glorieux et 1res magnifiques intendants, » les « clarissimes silen* tiaires'». Pour acheminer son frère au trône qu'il lui destinait Yalentinien le nomma préfet des écuries, stabulo prœfectus^. On compta parmi les principaux ministres, au premier rang des dignitaires de l'empire, « le chef des valets de chambre M » 11 y a loin de là à Tesclavage. La marque en restait, sans doute, dans le fond de leur état, dans le caractère de leurs obligations ' , mais non plus dans le caractère des personnes : c'eût été un signe d'exclusion pour elles. Plusieurs lois prétendaient même repousser de la milice palatine ceux qui étaient entachés d'une origine affranchie, comme on avait repoussé de toute autre milice les hommes d'origine servile^ Il faut excepter toutefois les eunuques choisis de préférence pour garde intérieure, sous le nom de chambellans. Si Plautien réserva, dit-on,
1. c E palatina gloriosa admini;>tratione. » (L. 10 (580), G. Th , VI, m, De priviL] Les fils et les proches des gardes domesUquegf même impubères, étaient inscrits sur les rôles, et avaient part à Tannone, (L. 2 (364), G. Th., VI, xxiv, De domesiicis.)
2. • Glarissimos sacri nostri palatii sileutiarios, circa latus nostrum « militantes... Gloriosissimos, magnificentissimosque curatores. » (Tiber. De divinis domibus constit. § 2.)
3. Amm. Marc. XXVI, 4. G*est le corne» stabuU des temps mérovingiens et carlovingiens, le connétable des temps postérieurs.
4. Je dis (( valets de chambre, » pour me rapprocher du sens que le mot avait dans les premiers siècles de l'empire : • Gui erat thalami • cura commissa. > (Amm. Uarc. XXII, 3, p. 298.)
5. « Palatinis obsequiis deputandi. > (L. 12 (300), G. Th., VI, xxx, De palat, sacr. largil.; 1. 12 (383), G. Th., VI, xxxv, De priviL; et 1. 10, G. J., XII, Lx, De diversis officiis.),