L. 10 (598), C. Th., VI, ir, De senatoribuê
4. • Si qiiis senatorium consecutus nostra largitate fastigium, vel « generis felicitate sortitus...» L. 2 (Valentinien II, an. 183), ead,) Voir la note 55 à la fin du volume.
155 LIVRE ni. CHAPITRE IV.
cela, Ici qui était serviteur du magistrat devient officier public^ et Tesclavc fait place à l'homme libre. Toutefois la loi de l'empire n'est point la liberté. C'est plus et moins; car elle se résume en deux mots : privilège et servilude * ! On les trouve associés, à tous les degrés de là hiérarchie, dans une proportion qui varie, mais qui laisse subsisler une apparence de faveur dans les fonctions les plus serviles, une trace de contrainte dans les plus hautes dignités ; et, au fond, le privilège est l'exception, la servitude est la règle à laquelle presque tout est soumis dans l'administration.
Mais, au sein de cette administration issue du prince et répandue partout, il y a les villes avec les pouvoirs nés du libre concours de leurs citoyens. Quel fut leur rôle et leur destinée au milieu des révolutions de l'État ; quelles modifications avaient-elles pu en recevoir ; quelle influence devaient en ressentir les services divers de leur administration particulière? C'est ce que nous dirons dans le chapitre suivant.
1. M. Naudet a parfaitement caractérisé cette condition générale de l'empire. (Des tecowr» public»^ etc., p. 62.)