L. i (560), G. Th., XIV, i. De dccunis urhis Romœ
5. « lli quoque qui custodes a^diura, vol archcotaî, vel logographi, • vel tabularii, vel xenoparochi... mastigophori quoque qui agono- « tlietas in certaminibus comitanlur, et scriba) magistratuum personali « muncri serviunt. » (L. 18, § 10 et 17 (Arc. Charis.) D., L, iv. De muneribus.)
des municipes, que l'État, pour trouver plus de garantie et simplifier son travail, remettait la perception des impôts, en argent ou en nature, la tâche d'assurer aux armées leur matériel, et à Tannone ses approvisionnements, le transport de ces matières soit par terre soit par eau, et tous les travaux et les services nécessaires pour les faire passer de la perception à la distribution ou même, sans plus d'intervalle, à la consommation.
Ces soins divers pouvaient occuper toutes les classes de la société. La curie, comme corps, et par chacun de ses membres, réunissait les plus graves elles plus importants ^ L'administration des affaires de la ville, la gestion de ses biens, la mise en valeur de ses revenus, l'emploi de ses fonds en différents travaux, l'achat du blé destiné aux approvisionnements, l'entretien des théâtres et la célébration des jeux publics, tous ces détails d'intérieur, sur lesquels les gouverneurs retenaient d'ailleurs un droit absolu de contrôle, ne faisaient qu'une partie de ses devoirs : elle y joignait, par délégation, une certaine partie de Padministration de l'État. Elle prenait dans son sein, ou au dehors, les percepteurs qui, sous sa garantie, devaient faire la levée de l'impôt en argent ou des principales redevances en nature ; elle désignait des gérants aux travaux d'utilité générale et fournissait encore, concurremment avec les autres classes de la cité, des intendants aux relais, des gardiens aux greniers publics, des chefs d'exploitation aux mines* ; elle devait aussi prêter main-
1. Voyez, pour toute cette matière, la noie où M. Naudel réunit les textes du Digeste, t. I, p. 204, et celle où il a rapproche les lois de Dioclélien, p. 364.
2. L. 1 (Ulp.) D., L, X, De oper. public; l 51 (392), C. Th., VIll, V, De curmpublico; 1. 2, 1. 49, C. Th., XII, i, De decurionibus; 1. 4, C. J.y XI, VI, De meiallariiSé
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forte aux juges et protéger la paix publique dans le ressort delà ville*. Sa surveillance, en fail de travaux publics, s'étendait jusqu'aux palais des princes*; et sa coopération s'appliquait encore à mille autres soins auxquels on ne savait comment pourvoir d'ailleurs (39).
La curie n'était pas seule, du reste, à répondre aux besoins de la ville ou de l'État. Au-dessous d'elle se trouvaient plusieurs corps, un entre autres qui lui semble plus particulièrement associé ; je veux parler des auguslales.
Cette institution, si répandue dans toutes les provinces de 1 OccidenI, élait, selon l'usage des municipes, modelée sur les formes de la métropole. Auguste, en faisant une nouvelle division de Rome, y avait restauré le culte des dieux Lares*. Les chefs de quartier (ma^is^n vicorum) joignirent à certaines fondions administratives, d'un ordre inférieur, le soin de ces autels élevés aux carrefours, soin auquel Servius Tullius avait associé à dessein les esclaves, comme agréables aux dieux domestiques*; et ce fait, qui n'a pas été remarqué, explique pourquoi, à l'origine de celte restauration, on retrouve encore des esclaves, non pas seulement parmi les serviteurs (ministri)^y mais parmi
1. L. 59, C. Th., Xfl, ï, De decurionibus ; 1. i (409), C. Th., XII, XIV, De irenarchiê, officiers supprimés alors pour leurs excès, et remplacés par les plus riches de la province.