Ovide, Fatt. I, 667. Cf. Horace, Od. UI, xvii, U
Gras genium mero Corabis et porco bimestri, Guin famulis operum solutis.
3. « Nisi si in familia sunl. » Gat. De re rwt. cxxxvni (cxxxix). U faisait bien aussi quelque exception pour les bœufs, mais seulement en ce qui touchait au charroiMu bois, de la paille ou du blé qui devaient être consommés dans la maison. (Ibid.)
212 LIVRE II. GUAPITAE YI.
n'y en avait guère davantage pour les esclaves ; car voyez ce que Caton leur réserve pour ce temps-là : « Les jours de fêtes, » dit-il, a ils ont pu nettoyer les anciennes fosses, paver le grand chemin, couper les ronces, bêcher le jardin, ôter des près les mauvaises herbes, arracher les épines, broyer les blés, curer les réservoirs*.... » tout ce que l'on pouvait faire, tandis que les bœufs reposaient ! Il fallait toute la force dos anciennes traditions et la puissance de la superstition, sans doute, pour imposer aux habitudes in- Icressées de la famille le repos des Saturnales : on sacrifiait quelques jours de tiavail, comme, à la guerre, on dévouait quelques hommes pour sauver le reste, en détournant ainsi la malignité des dieux.
Plusieurs causes avaient contribué, dès le temps de Caton , à aggraver le joug des esclaves', et d'abord Textension des propriétés. Elleavaitentratnéraugmentationdeleurnombre sur le môme domaine :
Longa sub ignotis extenderc rura colonis '.
Ces esclaves, moins connus du maître, excitaient plus justement sa défiance ; et, la surveillance devenant moins facile, il fallut d*autres garanlies : on eut recours aux fers. La mesure, sans doute, ne pouvait pas être générale, et
1. ïbid. II, § 4. Cicéron, dans son Traité des Lois, réservait des jours de repos pour les esclaves : « Ferias in famulis habento. t (De Leg, 11, « el 12.)
1, Varron, dans son traité intitulé ifarcipor, opposait, dit-on, Fancien traitement des esclaves à la conduite des nouveaux maîtres. (Blair, An inquiry, etc. Cf. Plut. Coriol, 24.)