Ferratusque in pistrino sUtem conteras
(Bacch. IV, vi, 732.) Cf. Epidic, I, u, 155.
2. Vidi ego multa sœpe picta quœ Acherunti fièrent Gruciamenta : verum enioi vero nulla adaeque 'st Aclieruns, Atqne ego fui in lapidicinis; illic ibi demum 'st locus,
Ubi labore lassitude 'st exigunda ex corpore.
(Plaute, Capl, V, m, 932-6.)
Ci. Ul, V, 654, et PœnuL iV. ii, 820.
des coupables ; mais la spéculation n*y comptait pas moins de victimes que léf châtiment. C'élaieni aussi des caplifs, des malheureux envoyés là, seuls ou en famille ; car il y avait du travail pour tous les âges : Tenfanl devait pénétrer dans les cavités de la roche ; Thomme broyer les matières extraites des galeries souterraines ; la femme, le vieillard, tourner la meule qui les réduisait en poudre pour en dégager l'or. Enchaînés et soumis à un travail incessant, sous la garde de soldats qu'on voulait rendre sourds à leur^ prières en les tirant de pays étrangers, ils devaient pourtant exciter en eux la compassion par le triste spectacle de leur nudité et de leurs souffrances : a Car on ne fait grâce, continue Thistorien, et Ton n*accorde de relâche ni aux infirmes, ni aux estropiés, ni aux femmes mêmes en raison de la faiblesse de leur sexe. Tous indistinctement sont, à coups de fouet, contraints de travailler jusqu'à ce que, complètement épuisés par les fatigues, ils périssent de misère*. »
La condition de l'esclave avait donc bien des rigueurs. Comment y échapper? par la fuite? Cétait s'amasser,comme disait le poète, un pécule de misère*. La fuite, ce droit naturel de l'opprimé, ce droit que Plante osait proclamer sur le théâtre de Rome, en regard de celui des maîtres*, était là, comme il le fut partout dans la constitution de l'escla-