‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 118 sur 213 · A. Celle, V · texte numérisé non relu

A. Celle, V

LES ESCLAVES DANS LA FAMILLE. 2il

lorsque, par hasard, il s'y était réfugié de lui-même : pour le rendre à son maiti e, on l'arrachait auxbétes par lesquelles ilj aimait mieux périr*. Si, en effet, le maiire trouvait en général plus de profita renfermer la peine de Tesclavedans les limites du travail lerpétuel avec tous les accessoires qui en aggravaient le poids, il y avait pourlani des cas où le ressentiment pouvait faire oublier ces principes d'économie domestique; et c'était le seul obstacle qui préservât le coupable du dernier supplice. Alors, on le jetait dans un puits, dans un four', ou bien si l'on voulait jouir de ses tortures et en faire un plus frappant exemple, on le faisait mourir sur une fourche, sur une croix qu'il avait traînée jusqu'au lieu du supplice, hors de la ville, comme firent les Juifs de N. S.' ; on le brûlait dans une robe de poix comme fil Néron des premiers martyrs *.

Les supplices dont il est parlé dans les pièces de Plante

i . c Si in arenam fugitivus ser\'us se dederit. . . Quoniam interdum « ad fugiendum inquisilionem vel juêiiUam animadvej'sioniSj in arenam 9 se dare mallenl. » {L. 5 (Trypiion.), D., XI, iv. De fugiiivis.) Qu'on me permette de renvoyer, sur ce sujet, à la Itièse que j'ai présentée, en 1857, à la Faculté des lettres de Paris sur le Droit d'asile,

2. « Furno mersos quam foro » Piaule (Epid, I, n, 109), et la note de M. Naudet : « In puleum prsecipes. » (Fragm. Il, 50, éd. de M. Naudet.) heputeus était peut-être un cul-de-basse-fosse où on jetait Tesclave. (Cf. AuluL U, n, 321.) On en menace celui qui veut prendre la fuite : «( Te in caveam dabo. » (Captiv, I, ii, 50.)

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