‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 124 sur 213 · Suét. Calig · texte numérisé non relu

Suét. Calig

2. « Vendat boves vetulos, armenta delicula, oves deliculas, lanam, « pelles, plostrum vêtus, ferramenta vetera, servum senem, servum « morbosum, et si quid supersit, vendat. » (Caton, De re rust, u. Cf. Plut. Cat. r Ancien, 5.)

5. De mendico maie meretur, qui ei dal quod edit aut quod bibal, Nam et illud, quod dat, perdit, et illi producit vitam ad miseriara. (Plaute, Trinum. II, n, 296.]

dra môme un masque plus odieux encore, celui de la religion, le masque de Thypocrisie. — Il y avait dans le Tibre une ile qui reposait sur le travail des esclaves. Les moissons du Champ de Mars, domaine desTarquins, jelées après leur expulsion dans le fleuve, par le peuple soulevé, en formèrent la base; el le limon s'accumulant à Tenlour, par des atterrissemenis successifs, l'avait élevée au-dessus des eaux. Là s'était réfugié le serpent d'Esculape, vivant symbole de la divinité dont on ramenait à Rome l'image, en un temps de peste' ; là s'éleva le temple qui lui fut consacré. C'est là aussi que les pieux maîtres abandonnaient leurs esclaves à l'assistance du dieu de la santé ; et Claude, pour remédier au mal, déclara les esclaves ainsi exposés, libres.... Libres de mourir en effet ! et il croyait, par celte loi, leur venir en aide ; et, chose plus triste encore, il le croyait avec raison : car l'intérêt du maître veillait sur les rives de cette ile, autour du malade ; et, s'il en sortait guéri, il le ressaisissait*.

Disons-le donc : l'usage duRomain ne fut que trop conforme à l'esprit même de la loi qui lui donnait l'esclave en propriété, pour en user comme d'une chose ; et la loi romaine n'était alors que l'expression rigoureuse des principes du droit des gens, sur lesquels reposait la constitution de l'esclavage. Car l'esclavage n'est pas une conservation, mais une exploitation de l'homme ; et si, un jour, sur le champ de bataille, la pitié sauva le vaincu de la mort,

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