‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 141 sur 213 · App. G. civil, IV, 29. — 3. Yell. Pa(erc. II, lxvii · texte numérisé non relu

App. G. civil, IV, 29. — 3. Yell. Pa(erc. II, lxvii

4. Suél. Calig. 9; Dion Cas:iius,LX, IT», p. «51, cite plus haut, et 15,

nÉACTlON DE L'ESCLAVAGE. ' iHo

flétrissant (oute cette période de despotisme, Pline, comparant Trajan à ses prédécesseurs, témoignent tous deux du zèle des esclaves à répondre aux provocations qui leur étaient adressées*- Et Sénèque en appelait non point seulement aux souvenirs de ces derniers temps, mais aux traditions de toute l'histoire, quand il disait : «Rappeîezvous les exemples de ceux qui ont péri dans des embûches domestiques, par la force ouverte ou par la fraude, et vous verrez que la vengeance des esclaves ne compte pas moins de victimes que celle des tyrans *. » C'est qu'en effet l'esclave était comme un ennemi introduit au sein de la famille : « autant d'esclaves, autant d'ennemis », disait le proverbe'. Ils avaient pour armes familières la trahison, aux époques de trouble ; la délation, aux temps de tyrannie , et, dans les temps ordinaires, le poison et les embiV ches secrètes. Un affranchi, agent d'affaires de Commode, se félicitait de mourir, parce que de la sorte il échappait

p. 955. Une loi d^Auguste défendait aux exilés d'emmener plus de vingt esclaves ou affranchis. (Dion, LVi, 26, p. 826, 1. 84.) Caligula leur en accorda en aussi grand nombre qu'ils voulaient, comme autant de gardes attentifs à leurs démarches, prêts à les dénoncer. (Dion, LIX, 8, p. 911, L 50.)

1. Tacite, Hùt. I, 2; Pline, Paneg, xlii, 5 et 4. — Nerva fit périr les esclaves qui Rivaient accusé leurs maîtres et défendit qu'on reçût leurs dénonciations à l'avenir. (Dion, LiVllI, t. 1.)

2. « Recognosce exemplum eorum qui domesticis insidiis perierunt,

• aut aperta vi, aut dolo : intelliges non pauciores servorum ira ceci- 4 disse, quam regum. » (Sén. Ep, iv, 6.) Cf. les réflexions de Pline le Jeune à Toccasion d'un maître tué par ses esclaves (Ep. III, 14); et cette déclaration de Varron à propos de la fable d'Actéon : qu'un plus grand nombre de maîtres avaient été dévorés par leurs esclaves que par leurs chiens : c Crede mihi, plures dominos servi comederunt

• quam canes. » (M. Ter. Varro, Satirarum Menippœarum reliquiœ^ Lxxxiv, 1, p. 218 : Ed. Œhler(1844.)

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