L. 1, §§i et sui V., eod
si leur infirmité leur a été un obstacle ; les malades, mais si la maladie était si grave qu'elle les clouât au lit; et les esclaves enfermés, si leurs chaînes étaient si fortes qu'ils n'eussent pu les rompre*. Telle était la loi: une occasion de rappliquer se présenta sous Néron, à la mort de Pédanius dont nous avons parlé au chapitre du Nombre des esclaves. Il s'agissail démener à la mort quatre cents hommes coupables de s'être trouvés sous le même toit que leur maître assassiné! La foule, émue de pitié à la vue de tant d'innocentes victimes, s'emportait jusqu à la sédition, et dans le sénat même il y avait partage; mais C. Cassius vint défendre les principes : «Nos ancêtres, dit-il, se défiaient du génie des esclaves, alors qu'ils naissaient dans le même champ ou dans la même maison et qu'ils recevaient, avec la vie, l'amour de leurs maîtres. Mais, depuis que nous avons introduit les peuples dans nos familles, avec leurs coutumes diverses, leurs superstitions étrangères, leur incrédulité, ce n'est que par la crainte qu'on peut contenir cette tourbe impure*.» Et ce grand massacre s'accomplit froidement, malgré le soulèvement populairo : le peuple, pauvre et issu d'esclaves, n'avait pas les mêmes *raisonsde redouter ces complots'.
L'esclavage n'était pas seulement un danger dans la fa«
i. L. 3/w. et § 6 (UIp.), D., XXIX, v, De S, C. Silan. L'enfant n'était plus excepté, s'il paraissait être dans la complicilê du crime. (L. ii (Marcien), eod,)