‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 152 sur 213 · bid.i\,m · texte numérisé non relu

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jours, et lesKomains y contribuaient par leurs fautes. Ainsi Salvius, ayant repris le siège de Morgantine, avait ofTert la liberté aux esclaves delà ville, s'ils venaient à lui ; les maîtres leur firent la même promesse» s'ils restaient fidèles : et les esclaves, étant encore à leur discrétion, combattirent pour eux. Mais, le siège levé, le préteur refusa de ratifier l'engagement : presque tous passèrent à Salvius*.

La révolte gagnait tous les jours, et, comme dans la première guerre, la populace des villes, ennemie des classes supérieures, y concourait en poiiant la désolation dans les campagnes. Le désordre était partout, et nulle part Tautorité ne semblait en mesure de le combattre. Les magistrats, impuissants à remédier au mal, abandonnaient même les formes inutiles de la justice; et rien, au sein de cette anarchie, ne venait troubler le crime dans son impunité^. Chose remarquable I ce furent les esclaves encore qui donnèrent le précepte et l'exemple de l'ordre et de la modération. Un esclave Cilicien d'origine, comme autrefoisCléon, Athénien, avait formé une autre bande sur le territoire de Lilybée. Intendant de deux frères ti^ riches, il était connu des esclaves par son courage et par sa science astrologique, prestige qui paraît avoir toujours exercé le plus d'ascendant sur eux. 11 arma les deux cents hommes qui servaient sous ses ordres, réunit des partisans dans le voisinage, et, nommé roi par les siens, il prétendit déjà donner une organisation et des lois à son peuple, n'admetlant dans l'armée que les plus braves, retenant les autres à leurs travaux domestiques, et défendant à tous le pillage, comme sur une terre qui lui était promise par les dieux. Avec toutes ces réserves, il put encore compter une armée de plus de dix

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