Diod. XXXVI, IV, .Vg. -. 'J. Ibid. vi^ 1, et li, t
raille hommes; et une tenfalive sur Lilybée, quoique malheureuse> ne laissa pas d'accroître la confiance des siens par le parti qu'il en avait su tirera Athénion et Salvius formaient donc, aux deux extrémités de la Sicile, comme un double centre de ralliement à la révolte. Un instant encore, comme dans la première guerre, on put croire que la rivalité des deux chefs, les mettant aux prises, permettrait aux Romains de n'être en quelque sorte que les spectateurs de leur destruction. Athénion avait été proclamé roi dès l'origine; Salvius victorieux se faisait confirmer ce titre après un sacrifice solennel dans le temple de ces dieux Pâliques, premiers témoinset prolecteurs du soulèvement : mais cette fois encore l'espoir de Rome fut déçu. Tryphon (c'était le nom que l'esclave-roi Salvius avait été chercher dans la succession d'Alexandre) invita Athénion à venir le joindre au siège de Triocale; et Athénion s'y rendit, acceptant sans hésiter la seconde place auprès de celui qui l'avait devancé dans la révolte. La ville fut prise, et Tryphon, qui voulait y fixer sa demeure, ne négligea rien de ce qui pouvait concourir à la défense ou à l'embellissement de la nouvelle capitale. 11 y eut un palais pour lui, un forum pour les assemblées du peuple : car il voulait déjà donner à ses sujets une constitution régulière. Il avait créé un conseil qui siégeait avec lui dans les audiences, et lui-même, par un bizarre mélange des usages républicains de Rome et des formes despotiques de TAsie, ne paraissait en public que précédé de licteurs, avec la robe prétexte bordée de pourpre, le laticlave et les emblèmes ordinaires de la royauté'.
Il était temps que Rome avisât au rétablissement de son autorité en Sicile. Les Teutons et les Cimbres revenaient