‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 154 sur 213 · Diod. XXXVI, V, 1-4. — 2. DioJ. Ibid., vu, \ el suiv · texte numérisé non relu

Diod. XXXVI, V, 1-4. — 2. DioJ. Ibid., vu, \ el suiv

508 LIVRE II. CHAPITRE YllI.

de TEspagne vers Tltalie; et que n'avait-ellc pas à craiiidre, si, en s'approchant des Alpes, malgré Marius, ils pouvaient montrer derrière elle, à ses propres esclaves, cet exemple triomphant? Le vainqueur deVettiusen Italie, L. LucuUus, lut envoyé avec dix-sept raille hommes contre les rebelles de Sicile; et un instant la mésintelligence des deux chefs, amenée par Ls rigueurs imprudentes de Salvius contre Alhénion, avait rendu à Rome Tespoir d'une scission parmi leurs partisans : mais ils s'étaient réconciliés à l'approche du danger. Ils ne différaient plus que sur le plan de campagne à suivre. Athénion voulait qu'on sortit de la ville, et son avis l'emporta : il comptait sur le nombre de ses troupes qui s'élevait à quarante mille hommes, il comptait sur sa propre valeur ; et, en effet, il allait assurer la victoire aux siens, quand, frappé de trois blessures et mis hors de combat, il dut les abandonner à leur découragement. Vingt mille hommes périrent dans la fuite; lui-même, resté sur le champ de bataille, n'échappa qu'en faisant le mort. Il fallut bien revenir de force à l'avis de Salvius. On se renferma dans Triocale, et tous les efforts de Lucullus y échouèrent^ Son successeur Servilius ne fut ni plus hardi, ni plus heureux' ; et déjà Athénion, devenu roi parla mort de Salvius, parcourait la Sicile, pillant sans être inquiété les villes et les campagnes, sévissant alors contre les esclaves comme contre les hommes libres, parce qu'il voyait ^autant de transfuges dans ceux qui ne le suivaient pas. Ces progrès nélaient pas seulement une humiliation, mais un danger sérieux. Rome avait détruit les Teutons, mais les Cimbreç avaient franchi les Alpes, pleins de mépris pour les obstacles et de confiance dans la victoire. En même temps

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