‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 155 sur 213 · Wod. XXXVI, viii, i et suiv. — 2. Ibid. ix, i · texte numérisé non relu

Wod. XXXVI, viii, i et suiv. — 2. Ibid. ix, i

RÉACTION DE I/ESCLAYAGE. 500

(]ue Ton mainteiïaif au commandement pour lc8|combaUre Marias, consul pour la cinquième fois, on envoya contre les esclaves son collègue Aquilius. Aquilius vainquit enfin par son courage et son activité. 11 dispersa l'ennemi dans un premier combat ; dans un autre, il tua de sa propre main Athénion, et, blessé lui-même à la tête, il prit à peine le lemps de guérir sa blessure pour attaquer le reste des rebelles. Tous succombèrent, à Texceptiôn de mille hommes qui, conduits par Safyrus, pouvaient encore' prolonger la résistance. Il les désarma pnr une capitulation, leur promettant la vie ; et, en effet, il les conduisit à Rome comme esclaves... comme esclaves destinés à combattre les bêles pour ramusement des Romains ! Ces braves soldats sentirent que leur vie de guerriers méritait une autre mort. Ils se refusèrent à cette ignoble lutte et s'entre-tuèrent sur les autels élevés dans l'arène ; leur chef Satyrus présida jusqu'à la fin à ce sanglant sacrifice et se fit tuer par un dernier esclave, qui se tua lui-même : mort digne d'un héros ; c'est un hommage que l'histoire ne lui a pas refusé '. La révolte fut réprimée, mais non le brigandage, qui fut pendant ces années, qu^on appelait temps de paix, la continuation non interrompue des guerres serviles. Les préteurs, pour le combattre, recouraient aux mesures les plus rigoureuses. Domitius avait défendu aux esclaves l'usage des armes sous peine de mort ; et Tun d'eux qui avait délivré le pays d'un énorme sanglier fut mis en croix pour l'avoir lue avec un épieu : lâche et indigne cruauté, queCicéron n'ose blâmer, queValère Maxime approuve*. Mais ces loisfrap-

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