‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 161 sur 213 · App. G.civ · texte numérisé non relu

App. G.civ

SUS et Scrofa, son questeur, qui le poursuivaicnJ. Déjà il gagnait les montagnes de Pétilie, reprenant, après Irois ans de guerre, cette route qu'il avait voulu se frayer au début par ses victoires, la route du nord, le chemin de la Thrace. Mais son dernier succès fit renaître les illusions et les résistances de ses soldais. Ils voulurent poursuivre les chances de la guerre, et forcèrent Spartacus à les ramener contre les Romains. Celait aller audevant de tous les vœux de Crassus. Déjà on annonçait le retour de Pompée, et c'est lui qui eût rencontré sur son chemin la bataille et la vicloire. Crassus se mit encore en devoir d'environner les gladiateurs d'un retranchement ; mais Spartacus ne songeait plus à fuir. II mit en ligne toute son armée, et, lorsqu'on lui amena son cheval, il tira son épée et le tua en disant : c< Si je suis vainqueur, j'en Irou- « verai d'aulres ; si je suis vaincu, je n'en aurai plus be- « soin. » Puis, s'ouvrant un passage au milieu des bataillons, à travers les armes et les morts amoncelés, it cherchait Crassus. N'ayant pu le joindre, il tua deux centurions qui s'était attaqués à lui ; mais déjà ses compagnons avait été dispersés. Demeuré seul et entouré d'ennemis, il se défendit longtemps encore avec le courage d'un héros, et succomba enfin accablé par le nombre*. Crassus avait donc vaincu, mais Pompée venait d'arriver ; il était justement tombé sur cinq mille gladiateurs qui fuyaient de la bataille et qu'il eut peu de peine à détruire; et il écrivait au sénat que Crassus avait bien défait Spartacus, mais que lui seul avait arraché les dernières racines de la guerre : « ce que les Romains aimaient à entendre et à répéter après lui, » dit Plutarque*. — Rien ne servit à Crassus d'avoir

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