‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 162 sur 213 · Idem, Pomp · texte numérisé non relu

Idem, Pomp

fait dresser, sur la route de Capoue à Rome, six mille croix de gladiateurs ^ !

Si ces rigueurs avaient pu effrayer les esclaves, les Romains eux-mêmes auraient pris soin de les ramener au combat. Ces armes, qu*on leur refusait en temps ordinaire sous peine de mort*, et qu'on leur avait données de temps à autre, avec la liberté, dans les dangers de Rome (39), leur furent offertes plus régulièrement dans les troubles intérieurs. Complices des conjurations ou soldats des guerres civiles, ils furent associés à toutes les révolutions de la république, et eurent la triste consolation de contribuer, pour leur part, à la ruine de ses libertés. Déjà Salurninus, cet instrument de Marins, dans le mouvement qu'il préparait au sein de Rome, leur avait montré, pour les attirer aux armes, le bonnet d'affi^nchi comme étendard', Marins leur avait fait un appel plus direct quand Sylla s'empara de la ville*, et l'on avait vu ce dernier, après la victoire, introduire dans les tribus romaines dix mille esclaves qu'il avait affranchis'^. Catilina, quand il reprit aux anciennes conjurations serviles leurs idées de destruction et d'incendie, comptait surtout, pour les réaliser, sur les esclaves de la ville •; il comptait sur les esclaves de l'Italie

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