‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 171 sur 213 · Pétrone, Saiyr. c. 43, p · texte numérisé non relu

Pétrone, Saiyr. c. 43, p

5. c Muiierum... cum viris lavantium. » (Pline, XXXIII, liv, 3.) Cf. Spartien, Adr, 48; J. Capitol. M. Anton, Phil, 23, et Lampr. Alex.

femmes esclaves, avaient pu seules abaisser les premières ces barrières de la pudeur, qui furent si souvent franchies après elles par ces matrones del'cmpire, jalouses du cynisme de leur prostitution*. Et le même esprit régnait, avec plus de scandale encore comme avec plus de solennité, dans ces théâtres, où tout un peuple, hommes et femmes (les vestales Vivaient la première place*, participait du regard à ces vivantes images de la débauche figurées par des esclaves : scènes immondes dont la satire, soiis des voiles plus ou moins transparents, a laissé voir les monstrueuses nudités '.

La perversion des mœurs venait sans doute d'une cause plus générale ; mais on ne peut méconnaître combien l'esclavage servit à l'élendre. Pour que la dépravation publique pût aller jusque là, il fallait qu'il y eût, au sein de la société, un être semblable à l'homme el dépouillé par l'opinion de toutes, les obligations morales que la conscience humaine proclame; ui) être qu'on pût tourner au vice comme à la vertu, sans outrager sa nalurc, dont tous les excès fussent licites, du moment qu'ils étaient commandés. Tel était Tesclave : el dès lors on se fit moins scrupule d'user, comme d'un instrument légitime, de cet instinct au mal si bien cultivé dans son âme; et, par cette complicité, on entra plus aisément, le front levé, dans la carrière du crime. On avoua tous les désordres; on en vint à les mettre en spectacle et

Sever. 24.) Le concile de Laodicée (370) devait encore renouveler celte défense, can. 30; Conc. Ed. Uardouin, l. I, p. 786.

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