Suét. Cœ
3. Quanti sua fuuera vendant Quid refcrt? vcnduntnullo cogenle Nerone.
(Juvén. VllI, 192.)
Le poète nous montre ailleurs un descendant des Gracques remplissant le rôle de réiiaire. (II, 145.)
4. € Mirmillonem e ludo rudibus secum batuantem et sponte proa stratum confodil ferrea sua, ac, more viclorum,cum palma discucur- « rit. » (Suét. Calig. 52.) Les combats qu'il livrait, comme Thrace, et avec des armes véritables (ibid, 54), n'élajent probablement pas plus sérieux pour lui. Sur Commode, voyez Lampride, Comm. 15. Il faisait enregistrer ses victoires dans les actes de la ville, comme des victoires publiques. Un jour, il prit les applaudissements du peuple pour une dérision : il voulait faire massacrer tous les spectateurs.
naulé d'habitudes et de vie, les esclaves et les hommes libres. Les hommes libres ne se bornaient plus à êlre simples spectateurs des prostitutions ou des meurtres forcés des esclaves au théâtre; ils s'associaient à leurs jeux meurtriers dans les luttes de Tarène, ils les associaient à leurs débauches dans les orgies de palais, semblables à ce que riiistoire n'a pas craint de nous dévoiler, à la cour de Néron*. La fusion s'était progressivement accomplie dans les mœurs, fusion déplorablç, puisque, loin de relever l'esclave, elle abaissait l'homme libre à son niveau; et ce niveau avait été placé par l'opinion, comme par la loi, au dessous du point où la pudeur commence avec le respect de soi-même, quinait du sentiment intime de la personnalité.
L'esclavage avait donc corrompu la famille, corrompu la vie privée jusqu'à lui ôter la honte de se produire en public avec ses turpitudes. Il corrompit aussi la vie publique, il ruina la constitution de Rome, comme il av^ajtl ruiné celle de Sparte et d'Athènes ; et ce nouvel exemple prouve que, si grand que soit le colosse, il n'échappe point à l'action destructive de ce ver méprisé.
Athènes avait accueilli toutes les formes du travail, agriculture, industrie, commerce ; Sparte les avait rejetées toutes. .Rome, élablie dans des conditions fort différentes, n'avait suivi ni l'une ni. Tautrc dans sa manière de vivre: laissant l'industrie et le commerce, réduits à n'être que métiers et trafic, aux hommes des der-