‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 180 sur 213 · App. G,civ. I · texte numérisé non relu

App. G,civ. I

3. App. ibid. 22; Vell. Pat. II, vi, 3, etc. On ne peut admettre ici ce que Plutarque avait déjà dit de Tiberius, et peut-être aussi légèrement, que le droit de jugement fut partagé entre les sénateurs et les chevaliers. (Ibid. 5.) — i. Plut. C, Cracchus, 6.

L'aulorité de Caïus semblait ne plus connaître de bornes. Simple tribun, il réunissait en quelque sorte tous les pouvoirs, cumulant les devoirs des censeurs et des édiles» proposant et dirigeanl les plus grands travaux, faisant bâtir des greniers publics et continuer des routes qu'il poussait en ligne droite à travers les terres S comme pour mesurer la force de résistance que la propriété privée voudrait opposer aux sacrifices réclamés par TÉtat. Et pourtant il n'alla pas plus loin ; car il sentait une autre force qui, pour avoir cédé jusque-là, n'en conservait pas moins toute sa puissance : le sénat. Caïus, dans l'ensemble de ses réformes, avait fait à chacun sa part. Pour assurer au peuple le bénéfice de la loi agraire, il donnait aux chevaliers le droit de jugement, aux Italiens le droit de cité. Le sénat seul perdait à chacune de ces mesures sans aucune compensation : mais il n'avait renoncé à aucune espérance ; et, pour détruire cette influence croissantedu tribun, ill'attaqua dans sa base, la popularité. Il lui suscita son collègue Livius Drusus. Caîus avait proposé deux colonies à prendre parmi les citoyens les plus honnêtes; Drusus en proposait douze à prendre parmi les plus pauvres. Caïus réservait à l'État une redevance annuelle sur ces terres distribuées aux colons choisis; Drusus supprima toute redevance, et il ne manquait point de dire, danschacunede ses harangues, qu'il agissait de l'aveu et avec le concours du sénat. Le peuple commençait à se rapprocher de Drusus ; il en venait à croire qu'il y avait dans cet agent des sénateurs plus de désintéressement, parce que, fort peu en peine du sort de sesprojets, il se refusait de prendre part à leur exécution et demeurait étranger au maniement de fonds qu'ils exigeaient. Et Caïus, quand il

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