Mre, magna parena fhigum, Saturnia tellus
{Georg. H, 173.)
4. c Itaque in hoc Latio et Saturnia terra, ubi dii cultus agrorura « progeniem suam docuerunt, ibi nunc ad hastam locamus, ut nobis « ex transmarinis provinciis advehatur frumentum, ne famé labore- « mus, etc. Nec mirum quum sit publiée accepta et confirmata jam « vulgaris existimalio, rem ruslicam sordidum opus. » (Colum. I, praef. 20.)
5. c Quod Italia externae opis indiget, quod vita populi romani per • incerta maris et tempestatum quolidie volvitur. » (Tacite, Ann, lU, 5i.) Cf. XII, 43, où Tacite reproduit presque littéralement les plaintes de Varron.
a non eadem emolumenta esse, quœ fucrunt impera- « torumM »
Mais la noble terre, ainsi frappée dans sa production, ne l'avait pas moins été dans sa race ^. Cette douloureuse image poursuit Tite-Live jusque parmi les peintures du passé. Quand il voit dans l'histoire les petites nations voisines de Rome, et leurs luttes si énergiques, et leurs révoltes sans cesse renaissantes, il s'étonne d'en retrouver à peine la trace dans des pays qui, sans les esclaves, seraient un désert'. Ce témoignage impartial de l'histoire est confirmé par les a^eux de Cicéron dans un discours
où, plaidant contre RuUus, il avait intérêt à combattre
i. Plin. XYIU, iv,4-5. « Ne vera existât opinio eonim qui jam Italise f terram existimavere^assam. » (Ibid.y XYll, in, 12.) Quand l'autre Pline, dans son Panégyriquey dit que Rome renvoie au Nil ses moissons: c Refudimus Niio suas copias, recepit fnimenta quae miserat, deporff tatasque messes revexit • (Paneg. 51), c*est une assertion qui convient au caractère de ce morceau beaucoup plus qu*à Thistoire.
2. Generis que turba redacta est Humani? toto populi qui nascimur orbe
Nec muros implere Tiris, nec possumus agros. Urbs nos una capit; yincto fossore coluntur Hesperise segetes ; stat tectis putris avitis In nulles ruitura domus, nulloque frequentem GiTe suo Romam, sed mundi faece repletam Cladis 60 dedimus, ne tante in tempore bcllum Jam posset ciyile geri.
(Lucain, Phars. VII. 399 et suiv. Cf. 1, 24 et suiv.
11 en accuse les guerres de César et de Pompée :
Pbarsalia tanti
Causa mali ; il en aurait pu accuser plus justement Tesclavage; mais Fesclavage qui avait ruiné la constitution de Rome avait rendu inévitable la lutte et le triomphe des ambitieux.