L. 12 et 45 (Ulp.), D., XL, i?, Deman. testamento
2. Ce doit être quelquefois le sens du titre dHnmunes, donné aux affranchis dans les inscriptions. (Voyez Orelii, n* 2975 et 2976.)
5. C M. SATURIUS I FAU8TU8 Y. A. XCTI. | FlUOS EUM | MAKUmSIT KT RUtR.
c OTiosuM AN. xxY. f (Orelli, n* 3005.) Remarquons, du reste, que, dans ce cas particulier, il s'agit d'un esclave qui, institué sans doute héritier par son maître, est devenu le maître de son propre père, et Ta af-« franchi. Plaute, dans Êpidique (V, u, 696), plaisante fort agréablement, quand il nous montre son héros se faisant prier pour recevoir la liberté, stipulant des conditions :
Nunquam, Hercle, hodie, nisi subplicium mihi das, me solvi sinam.
— Optumum atque acqutssumum oras : soccos, tunicam, pallium Tibi dabo. — Quid deinde porrot — Libertatem. — At posleat Novo liberto opu'st quod pappet. — Dabitur : prsebebo cibum.
— Nunquam, Hercle, hodie, nisi me orassis, solves. — Oro te, EpidicCi Mibi ut ingnoscas, si quid inprudens culpa peccavi mea.
DE L'AFFRANGUISSBHENT. 50^
OU son travail, ses œuvres {operœ) soit comme serviteur (officiales), soit comme artisan (fabriles). Quelquefois l'esclave était affranchi pour servir avec plus de dignilé les autels domestiques S ou bien pour continuer, avec plus de distinction, auprès du maître, ses fonctions accoutumées : condition qui, en certaines circonstances, put être recherchée comme une faveur. Plante le montre dans une scène des Ménechmes^y et il y en a plus d'un exemple fameux dans l'histoire. Qui ne connaît Tiron et les liens qui l'unissaient à Cicéron, son ancien maître, liens créés par l'esclavage, mais allégés par une amitié véritable*? De même, en beaucoup d'inscriptions de l'empire, les affranchis retiennent le titre de ces occupations serviles dont ils restaient investis, sans doute, dans leur nouvel état (60) ; et le Columbarium de Livie nous les montre confondus avec les esclaves dans le travail de son palais, comme dans le repos de cet asile funèbre (61).
D'autres fois, sans laisser à l'affranchi les obligations ni les avantages d'un séjour continu, on lui demandait l'usage
i. « Manumissio sacrorum causa, quum a domino manumittebatur € Qt in familisB sacra traiisiret. t (Festus, De verb, iign.) Yoy. la formule restituée d'après le Cod, Famés, p. 158, éd. Mûller.
3* Sed, patrone, te obsecrOi
Ne minus inperes mihi, quam quom tuos serves fui* Apud te habitabo, et quando ibis, una tecum ibo domum< (Flaute, Menœchm, V, Tn, 949.)
S. Tiron, qui recueillit les lettres de Cicéron, a consacré le XYl* livre ûesEp. odDtoerfos à celles qui lui sont adressées à lui-même, ou qui le concernent principalement. Elles mettent en pleine lumière cette amitié non moins honorai)le pour le maître que pour resclave : car cette familiarité, ces soins, ces égards pleins de délicatesse, dont il fut Fobjet pendant sa maladie à Patras, précédèrent son affranchissement. Deux traits des lettres x et xiv (nostra ad diem diclum fient — dies promis-^ sorum adest) sont entendus de la promesse de rafiranchir, qui fut ac^ complie à son retour à RomOi
de SCS talents ou de son art; celui qui était pantomime ou médecin devait mettre son habileté au service non seulement du patron» mais des amis du patron^; et même on allait plus loin : un homme d'une fortune médiocre, patron d'un pantomime, un médecin qui avait affranchi des esclaves formés à la pratique de son art, ne pouvait raisonnablement tirer parti de son droit d'usage qu'en l'exploitant au dehors*. Trimalcion, cet ancien esclave, en qui Pétrone a voulu montrer l'origine, la nature et l'emploi des plus grandes fortunes du siècle de Claude et de Néron, Trimalcion, quand il se retira lui-même de l'embarras des affaires, continuait de faire l'usure par ses affranchis'. Enfin, il se pouvait qu'on eût stipulé seulement une redevance en argent ou un certain nombre de journées de travail (et c'était le sens propre du mot opéra). Tout affranchi pouvait y êlre contraint, et le serment par lequel il devait s'obliger, après l'affranchissement, se demandait à l'impubère comme au majeur ; car il y avait des services particuliers à son âge*. La nature de ces œuvres n'était pas, du