‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 204 sur 213 · Mofflmsen, Corp», inscr. lat, t. I, n · texte numérisé non relu

Mofflmsen, Corp», inscr. lat, t. I, n

5. Les empereurs dounaient à leurs médecins un traitement annuel de 250,000 sesterces. Stertinius faisait valoir quUl se contentait de

d'origine, jusque dans les honneurs que Tempire y voulut ajouter*.

Pour les autres sciences, les Romains, sans leâ imposer aux esclaves, les dédaignaient personnellement, et il put s'y trouver, avec des étrangers, des hommes de condition servile. Le captif Manilius Anliochus enseigna l'astrologie ; Hyginus% affranchi de l'empereur (de Trajan sans doute), faisait quelque application de la géométrie à la science militaire dans son livre Gromaticus^ seu de castris melandis. Il en fut de même des beaux-arts. Rome, dans ses premiers rapports avec la Grèce, fut frappée de réclat que tant de brilianf s génies, par les libres produits de leur travail, répandaient autour d'elle. Il y eut un commencement d'émulation dans quelques âmes d'élite. Un membre de l'illustre famille Fabia se fit comme un titre de gloire, pour lui et pour sa race, du surnom de Pictor ; et quelques patriciens, après lui, laissèrent aussi des témoignages de leur habileté en peinture dans les temples des dieux^. Mais, quand la Grèce fut asservie, on s'accoutuma à considérer ces occupations comme serviles, et toute main honnête s'en éloigna. Les grands prétendirent posséder

500,OQO sesterces, quand il pouvait s*en faire 600,000 par difTérentes maisons, etc. (Voy. Pline, jfifisl.noi.XXiX, ?, 2.) Sur les grandes fortunes faites par quelques médecins à Rome, Yoy. Daremberg, La médecine^ histoire et doctrines, p. 51, et Friedlœnder, Mœurs romaine*, t. I, p. 254.

1. Tibère garda esclave son médecin oculiste : « illyrius ti. cabsjlkis

« I AUO. 8BR.CEUDIÂN, | HBDIGCS OGULARIOS | P1U8 PÀRBNTUJI SOORUH | T1X1T

« ANsos XXX » (Murât., p. 957, n" 5.)

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