Pline, XXXV, lyiii
3. « Apud Romanos quoque honos mature huic arti contigit. Siqui- « dem cognomina ex ea Pictorum traxerunt Fabii, clanssim» geatîs, fl princepsque ejus cognoniinis ipse sedem Salutis pinxit, anno urbis « ccccL... Postea non est spectata honestis manibus. » (Pline, XXW, vil, 4-2.) Il signale pourtant quelques exceptions.
DE L*AFFRANGI1ISSENENT. 437
l'art comme la science, au moyen d'hommes à eux. ils eurent donc des architectes pour tracer el remanier le plan de leurs vUlœ, des peintres, des statuaires, des artistes en mosaïque, pour concourir à Tornement de leui^s demeures. Les jurisconsultes y font allusion en parlant des autres affranchis ; et, dans un autre ordre de documents, on trouve des inscriptions tumulaires d'architectes affranchis : il y a un statuaire parmi les esclaves d'Auguste, un peintre et quelques arlistes secondaires dans le tombeau des esclaves de Livie (73). Mais n'y cherchez pas un seul nom connu, un seul qui ait mérité d'élrc signalé parmi les anciens. Ces nobles arts n'obéissent pas à une main servile ; ils veulent une inspiration que la volonté du maître ne donne point : et, si l'empire vit se renouveler une période belle encore, sans avoir l'éclat du grand siècle, c'est parce que Rome avait bien dû s'adresser au travail libre, et reconnaître qu'en pareille matière on achète l'œuvre et non pas l'ouvrier.
Ainsi, quand on embrasse tout ce mouvement de la civilisation en Italie, on voit que l'esclavage fut toujours exclu des arts où Rome porta la force de son génie, et qui marquent sa place à côté de la Gièce, quelquefois, mùine au-dessus d'elle, dans le développement de l'esprit humain : droit, éloquence, histoire. Il apparut dans la philosophie par accident; et, à part la comédie et la fable, pour les raisons que nous avons dites et sous les réserves que nous avons faites, il ne figure pas davantage dans le domaine de la poésie. Accueilli, avec la Grèce captive, dans l'enseignement, dans les sciences et dans les aris, il en éloigna les citoyens, il en arrêta l'essor, parmi eux ; et il fallut que ces genres, si longtemps méprisés, reçussent de Jules César droit de bourgeoisie dans Rome, pour sortir
de rindiffércncc et de la torpeur où les eût étouiïés l'esclavage, pour former enfin quelques disciples, et produire, par un dernier effort, ces monuments de toute sorte, image affaiblie, sans doute, et déjà trop mutilée, de la civilisation antique en Occident (74). Ces faits incontestables confirment donc les conclusions où déjà nous avait mené la Grèce. De môme que Tesclavage a moins sauvé les races qu'il ne les a décimées, moins poli que corrompu les mœurs, moins servi que ruiné partout la famille et l'État, de même il a moins aidé que nui au progrès du travail, au développement de l'intelligence. 11 y eut du bien, du mal, dans la civilisation ancienne: le mal, nous l'avons montré, revient de droit à Tesdavage; le bien, à la liberté.
Principaux ouvrages sur tesclavage à Rome.
On a, pour Tesclavage à Rome, plus de ressources que pour Tesclavage en Grèce. Nommons en première ligne l'ouvrage de H. Biair, An inquiry into ihe state of slavery amongst the Romans, ouvrage qui réunit un assez grand nombre de textes sur Tonsemble de la question. U faut y joindre les anciens traités relalifs à plusieurs points particuliers : W. a Loon, Eleutheritty sive De manum. servorum; Haneken, De cura domesiica Romanorum^ ap. Sallengre ; Pignori, De servis, et Popma, De operis servorum, Tun et Tautre sur les fonctions des esclaves , ap. Polénup, suppl à Grœvius, t. IIF, p. 561, 789 et 1294; Jugler, De nundinatione servorum; les Saturnales de Juste- Lipse, principalement sur les gladiateurs; Damaud, De jure servorum (1740) ; deux dissertations de Burigny Sur lu condition des esclaves à Home, et Sur les affranchis {Mém. de F Académie des inscriptions^ tomes XXXV et XXXVU) ; celles de Bureau de la Halle, dans son Économie politiqu£ des Romains; Creuzer, Programme d'antiquités romaines (en allemand), avec quelques observations supplémentaires dans ses nouveaux opuscules allemands, it^ partie (1836) ; et plusieurs autres que nous citerons en leur lieu.
NOTE 2 y PAGE 12.
Collèges d'ouvriers.
Le texte classique sur les corporations d'ouvriers à Rome e&t celui de Plutarquc dans sa vie de iVt/ma,c. 17 : « Il constitua à part dans la cité les arts de joueurs de flûte, fondeurs en or, forgerons, teinturiers, cordonniers, corroyeurs, ouvriers en airain, potiers. » Pline le confirme pour le 5« collège, attribué aux fabri œrarii (H. nat. XXXIV, i, 1), et le ?• aux figuli (ibid. XXXV, xLvi, 1). Mais Plutarque, après avoir nommé les huit corps de métiers, ajoute : < Il réunit tous les autres arts en un même corps et leur donna une même organisation. » H. Mommsen, dans son savant traité De collegiis et sodalitiis, a signalé ici Terreur de Thistorien grec. Plutarque n*a pas fait attention que ces huit corps de métiers comprenaient tous les arts qui s'exerçaient alors en dehors des familles; et voyant dans Tœuvre rapportée à Numa une distribution de la plèbe tout entière en corps de métier, il a imaginé un 9* corps pour les métiers qui n'étaient pas nommés. Quand plus tard il y eut d'autres métiers et qu'ils firent des collèges, commes les boulangers (pistores,) par exemple, ces collèges ne se firent pas admettre au partage des privilèges de cette vieille organisation désormais close. (Voyez Hommsen, De collegiis et sodalitiis Romanorum, § 2, p. 26, Kilia}, 1843. Cf. son Histoire romaine I, ch. XIII.) Les centuries d'ouvriers, rattachées aux classes dans la constitution de Servius TuUius, sont tout autre chose : c'est une partie des gens de métiers distribués en centuries et ran gés dans les classes pour les besoins de l'armée.
Denys d'Halicamasse (VI, 53) nous montre, dès le commencement de la république, les métiers pratiqués par les étrangers libres, au grand mépris, il est vrai, des citoyens de race noble. Mais, bien qu'il prête ces sentiments au défenseur des plébéiens, à Hénénius Agrippa, il parait difficile que plusieurs de ces familles, déjà comprises dans la plèbe et rangées dans les tribus urbaines, n'aient pas continué de vivre de ce travail. Évidemment Denys, qui, contrairement à la tradition de Tite Live,
tradition beaucoup plus vraie, au fond, quoique plus merveilleuse dans la forme, nous montre Rome fondée et constituée, pour ainsi dire, tout d'une pièce, par une colonie d*AIbe, attribue à toute la population romaine ce qui n*est vrai que des citoyens primitifs, des patriciens.
De nombreux collèges de marchands ou de gens de métier se retrouvent dans les inscriptions de la fin de la république, coir LEGiQM MEBCATORDM PECUARioRCM à prénestc. Corpus inscriptiotium latinarum de Berlin, t. I, n^ 1130; collegidm vbrcat., dans le territoire de Capoue (ibid. 563) '«fullones, à Spolète (t^. 1406) ; LAKii (Ufid. 1131) et COQUES atriekses, à Préneste (ibid. 1540). Le nombre va s'en accroître sous TEmpire : nous y reviendrons au livre suivant.
11 ne faut pas confondre avec les collèges de métiers les collèges, ou sodalités, établis pour célébrer un culte, sodalitès qui avaient leur principe dans la gens et leur raison dans le culte t]ui lui était propre, mais qui, lorsque ce culte était devenu public, pouvaient, à défaut de gentiles, se recruter d'étrangers. Toute divinité, tout temple ou sacrum avait ses sodales : quand, un peu avant le tribunat, on adopta à Rome le culte de Mercure, on établit aussi un collège de marchands (Tite Live, U, 27).
Ces sodalités purent d*abord se multiplier librement, à l'exemple des hétéries et des associations d'éranistes que nous avons vues chez les Grecs, et la loi des Xll Tables les reconnaissait : « Sodales sunt, qui ejusdem coUegii sunt, quam Gneci ïrai^Uvi vocant. His autem pott'statem facit lex (XlITabularum) paclionem quam velint sibi ferre, dum ne quid ex publica lege comimpant. i Cf. Dirksen, Les XII Tables^ viii, 27; 1. 4. (Gains), D. XLVII, XIII, De coUegiis; nous verrons plus tard l'abus qu'on en fit et les restrictions qui leur furent imposées.
Le vema ou esclave né à la maison.
De nombreuses inscriptions sont consacrées aux vefnœ. On n'a que le choix des citations dans les divers' recueils : Gruter,
442 ^OTES ET ÉCLAIIICIFSEMEKTS.
Fabretti, Huratori, Gudi, Doni, Donati, Orelli, Mommsen (Imcript. Neapol. latin,), Léon Renier, Wilmanns, et dans le Corpus inscriptionum latinarum de Bei*lin. Dans une inscription (Orelli» 2812) des esclaves achetés (emptitii) consacrent un tombeau à un vema; ailleurs» c*est un père, esclave du prince, qui grave Tépitaphe de son enfant : D. H. | agelb acg. |
VBRII. PECUL. I vu. AN. VII D. VI | POLYDBOCES | ACG. DISP. | PATER
(Doni, VII, 22). Ailleurs encore deux vemce, morts avec le fils de leur mailre, partagent son tombeau (L. Renier, Inscr. de r Algérie, n« 3665).
Relevons une exagération évidente dans celte assertion de Cornélius Nepos, que parmi les nombreux esclaves d*Atticus il n*y en avait pas un seul qui ne fût né chez lui : c neque tamen horum quemquam nisi domi natum. » (Vita Pomp. AU. 13.)
La captivité et le jus postliminii.
Voyez le litre De captivis et de postliminio reversis, D. XLIXt xv. Cette fiction n*était point étendue au transfuge (L. 19, § 4 (Paul), eod,), et, d*autre part, elle n*étuit point nécessaire à celui qui avait été pris, en dehors du droit de la guerre, par des pirates ou des brigands (L. 19, § 2 (Paul); cf. L. 24 (Ulpien), ^.) La guerre civile n*étant pas reconnue légale, le^ jurisconsultes ne regardaient pas non plus comme déchus de l'ingénuité ceux qui avaient été pris, vendus et aflranchis en semblable rencontre (L. 21, § 1 (Ulpien), eod.). La femme, même quand elle n'avait point quitté la maison de son mari pendant sa captivité, n'était plus censée en mariage (L. 12, § 4 (Tryphonius) D. XLIX, XV, De capt. et postL). Le mariage, dissous de droit, ne se rétablissait que par un acte nouveau de consentement ; seulement, la femme, si elle était libre encore, pouvait y être forcée sous peine de perdre sa dot : « pœnis dissidii tenebitur » (L. 8 (Paul), et 1. 14, g 1 (Pomponius), eod.). La loi de Paul au Digeste, concernant le droit de la femme du captif à se remarier, parle d'un certain délai, post canstitutum tetnpus^ restriction que Cujas {ad Nov. 12) croit introduite pai* Tribonien. Peut-être ce délai
n'était-il exigé que dans le cas d*absence sans nouvelle. Plaute dans leStichus (y. 30) montre qu'il était pour ce cas de trois ans; Constantin le fit de quatre ans pour la femme du soldat, à la condition de ne négliger aucun mode de publicité et d en faire la déclaration au général, (l. 7, G. J., V, xvn, De repudiis).
Noms d'esclaves marquant leur origine.
On a remarqué que, sur les vingt comédies de Plante, une seule compte parmi ses personnages une esclave nommée Syra^ tandis que, dans les six pièces de Térence, ce nom se retrouve trois fois (Andrienne^ AddpheSy Heautontimorumenos), ce qui marquerait un plus fréquent usage d'esclaves syriens à la seconde époque. Toutefois il est question d'esclaves de ce nom OU de ce pays en plusieurs passages de Piaule : dans le Ifarchand (ofi cette esclave Syra figure parmi les personnages), dans le Pseudolus (II, ii, 622, etc,), dans le Trinummus (II, IV, 599), dans le Stichus (111, i, 427), dans le Curculio (III, i, 451), dans un fragment d'une pièce perdue appelée la Valise^ Vididaria (Fragm. II, 115). Les Syriens avaient leur réputation comme esclaves dés le temps d'Aristophane. Dans une autre pièce de Plante, on trouvait le nom de Cilix (Fr. III, 42) ; dans ïAmphitryon, une jeune esclave appelée Thessala (II, n, 616).
Si du théâtre on passe aux scènes réelles de la vie, ce sont aussi des noms grecs ou asiatiques que l'on retrouve le plus souvent dans le service des grandes maisons. Tel est du moins le caractère de presque tous les noms d'esclaves qui figurent dans le Columbarium de Livie (Voy. la liste dressée par Gori, Colum^ barium Liviœ Augustœ). Nous ne prétendons pas d'ailleurs que le nom soit en toute circonstance une marque d'origine. Il faut faire la part du caprice du maître, qui le donnait arbitrairement (Voy. t. 1, p. 172).
Toutes les contrées de l'Asie n'étaient pas également estimées à cet égard. Les Cappadociens avaient à Rome à peu près le même renom que les Paphlagoniens à Athènes (Voy. Pétrone, Satyr. 69, p. 342). Le Pont, au contraire, au jugement de Polybe,
était la source la plus abondante en bons esclaves, et Byzance en était le marché. (Polybe, IV, 38.) Une ville du royaume du Bosphore (Uspe), pressée par les Bomainset leurs alliés, ofTrait pour la rançon de ses habitants dix mille esclaves. (Tac. Ann. XII, 17.)
Les Lyciens avaient été asservis en détail par les Bhodiens, auxquels ils avaient été donnés par le sénat, après le traité de Magnésie. Bome intervint cette fois pour les faire libérer. (Titc Live, XLI, 6.)
L'Italie, qui recevait du dehors tant d'esclaves, en fournit aussi à Tel ranger. Nous avons cité, parmi les esclaves affranchis par forme de vente au dieu de Delphes, un Samnite, un Lucanien et même une Bomaine. (Voy. Wescher et Foucart, Inscr. recueillies à Delphesy et ci-dessus, t. I, p. 170.)
On cite beaucoup une dissertation de Ileyne sur les pays d où venaient les esclaves dans le monde ancien. (Opusc. acad, IV, p. 120.) C'est un discours d'apparat, où Ton trouve de foil bons sentiments, mais peu de faits.
Vente publique (Tesclaves.
On pourrait entendre que l'esclave, et non le héraut, était sur la pierre ; les textes se prêtent aux deux sens : Empti de lapide iribuni, dit Cicéron (in Pison. 15), par allusion à ces ventes ; et un passage de Piaule (Bacch. IV, vn, 765) semble même les admettre tous les deux à la fois :
0 stulte, stulte, nescis nunc venire fe
Âtque in eo ipso adslas lapide, ubi praeco praedicat.
11 ne serait pas impossible de concilier les deux choses, conune ce texte parait y inviter. Le héraut pouvait descendre de la pierre, et y faire monter l'esclave pour le faire mieux examiner.
NOTE 7 (faussement 8), page 78.
Cansomnmtion comparée du blé et autres produits alimentaires. Il faut joindre à la consommation moderne la pomme de terre
et le sarrasin; mais nous ne les avons pas compris non plus dans les cultures, pour mesurer l'étendue des surfaces productives. Ainsi, dans tous les cas, il y aurait à peu près compensation. D'ailleurs, la pomme de terre n'entre guère que pour 1/8, comparativement au blé, dans la consommation générale. D'après un mémoire de M. de Gasparin, voici dans quel rapport se trouvent les différents produits qui forment l'approvisionnement de la France :
Les céréales en froment 6i
Les pommes de terre 8
Les légumes secs 4
Les châtaignes 0 7
La nourriture animale de toute espèce,
viande, poisson, laitage, etc. • 25 5
(Mémoire lu à la séance publique de l'Académie des sciences, avril 1847.)
Recensement de ritalie en 225 av. J, C.
Nous en avons donné un aperçu p. 81 , note 1 . C'est, pour toute cette partie de l'Italie centrale et méridionale (en y comprenant les 273000 Romains et Campaniens), 500 000 hommes d'infanterie et 18 000 cavaliers. Reste, pour la partie de l'Italie qui, au nord, étendait le territoire romain jusqu'au Rubicon et à la Macra, 200 000 hommes d'infanterie et 12 000 de cavalerie, que Polybe ne comprend pas dans ce détail du recensement. Mais il a nommé 50 000 hommes de pied, et 4000 cavaliers, accourus de la Sabine et de la Toscane au secours de Rome, au seul bruit de la guerre gauloise, et 20 000 Ombriens et Sarsinates, venus de l'Apennin. Ces 74 000 hommes (auxquels se joignaient les 20 000 Vénètes), formant un corps d'armée active, étaient probablement les plus jeunes (juniores, de 17 à 45 ans), selon l'usage romain : ce qui permet de porter à environ 100000 hommes le contingent normal de leur pays. Resterait donc une centaine de mille pour une partie des Om-
briens, pour les Picentins et peut-être quelques autres peuples, les Brutiens, par exemple, qui n*ont pas été ènumérés. (Voy. Polybe, II, 23 et 24, et, pour la somme totale, Pline, III, ixiv, 5.)
KOTE 9, PAGE 84.
Nombre des esclaves en Italie,
Une considération empêche qu'on ne laisse tomber le cbifTre de la population £ervile aussi bas que la simplicité des mœurs romaines semblerait le demander pour cette époque : c*est que cette population ne comprend pas seulement les esclaves de Rome, mais ceux de toute Tltalie alliée; et si Rome, à Tintérieur, si les peuplades des montagnes et celles des rivages de TAdriatique conservent encore des habitudes de frugalité, à côté d*elles il y a d'autres peuples qui, au contraire, étaient allés assez avant dans la richesse et le luxe, et qui doivent, sans aucun doute, en retenir quelque chose sous la domination de Rome : i*Ktrurie, la Campanie, la Grande Grèce. C'est avec ces peuples, et non pas seulement avec Rome, qu'il faut établir la balance entre la population libre et la population servile.
KOTE 10, PAGE 88.
Esclaves publics.
Les inscriptions abondent pour tout cet ordre de service tant à la fin de la République que dans les premiers siècles de TEmpire. On en peut avoir la preuve en ouvrant les divers recueils aux titres spéciaux où elles sont communément réunies. Citons uniquement pour exemples : les esclaves attachés auY divers services de Tannone : dispensator annonab (Wilmanns, Exempla Inscr. laL 1365) ; oiilonomoz Toï sitôt (C. inscr. lat.,i. 111, 333) ; a frdmekto (Inscr. Neap. laL, 6910 ;) hor- RBARius (C, inscr. lat.^ t. VI, 6294); mensor (tfrtd., t. 111, 333); puBLicius MLNOcixKOs, qui distribuait le blé au portique Minucius (Orelli, 2462) ; — économes de diverses sortes : dispbmsator Acc. (C. inscr. lat., t. III, 354, 493, 563, 1085, 1301, 1839, 1935, 2082; t. V, 578); ratioms piuvatae (ibid., p. 752); fisci
NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS. ' 4i7
CASTRERsis (Wilmanns, 1555); dalmatiae, moesue, PAifKON.f etc. (C. imcr. ht., t. III, 754, 1994, 5957, etc., 5960, 4828, elc); DisPBNSATOR AURARiARDM DALMAT. (ibid, 1597) ; — teneuFS de livres de ces divers services : commentar. aubar. dalmat. (ibid. 1995) ; AwuTOR TABOLAR. (t. 111,1468 ; t. V, 568, 569, 571) ; — attachés au service des dépêches : stationarii (t. II, 2011); tabellarii: des postes de tahellarii sont indiqués dés le deuxième siècle (152 av. J.-C.) par la fameuse inscription de PoUa du Val di Diano (C. imcr. lat.^ t. I, n<^ 551, p. 151). Cicéron, dans se§ lettres, fait souvent allusion à leur emploi. Mais ce service ne fut vraiment constitué que par Auguste. Voy. M. Naudef , Les postes chez les Romains, et H. E. Desjardins, Les tabellarii ou courriers porteurs de dépêches chez les Romains. (Extrait des Mélanges publiés par V École des Hautes Études.) Ces tabellarii avaient leurs stations sur les routes militaires et portaient leurs dépèches à pied ; mais quand le service des postes fut tout organisé, ils pouvaient recevoir aussi le diploma ou titre de circulation qui les autorisait à requérir des chevaux ou des voilures, d'où tabellar. diplomarius (Orelli, 2917).
H. Léon Rénier a communiqué et a commenté à TÂcadémic des Inscriplions en 1866 (Comptes rendus, 2« série, t. H, p. 47-51) cette inscription trouvée à Tunis, qu'un courrier de ce genre, bon vivant (il se plaît à le dire et à le prouver), s'était gravée sur son tombeau, et dont il aimait à relire les vers (vers un peu douteux) chaque fois qu*il passait devant, faisant son service :