‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 206 sur 213 · PL. AMIGONA VITALIS AUG N · texte numérisé non relu

PL. AMIGONA VITALIS AUG N

VIVIT ET COSVIVATUR D M S TABELURIOS

VIVIT ET COKVIVAT

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Voyez H. E. Desjardins, mémoire cité.

Un des services les plus considérables à Rome était celui des vigiles, H. Naudet, dans un article du Journal des Savants sur l'ouvrage de M. de Saint-Paul (De resclavage en Occident), a rapproché les textes divers qui les concernent. Tite Live (XXXIX, 14) parle des vigiliœ, sans dire si ceux qui les composaient étaient libres ou esclaves ; mais un passage de Paul affirme que les esclaves étaient jadis employés au guet. 11 rappelle que les particuliers entretenaient même des troupes d'esclaves qui travaillaient à éteindre les incendies, soit gratuitement, soit à prix d'argent, jusqu'à Auguste, qui aima mieux en prendre sur lui la charge (L. 1 , (Paul), D. I, xv, De officia prœfectivigilum). Ce sont aussi des esclaves, au nombre de 600, qu'Auguste donna d'abord aux édiles (21 av. J.-C), pour cet office (D. Gass. LIV, 2, p. 731, 1. 54); mais un peu plus tard (ibid, LV, 26, p. 800, 1. 80), il créa, pour la garde nocturne, sept compagnies d'affranchis, et y joignit des soldats. Nous en reparlerons au chapitre du travail libre sous l'empire (t. III, ch. m).

Esclaves publics de villes, etc.

Les jurisconsultes ont souvent à s'occuper des esclaves, des municipes,des collèges, des associations, etc., <«rvM« municipum, coUegii, decuriœ, servus fisci. (L. 25, §§ 1 et 2, D. XXIX, ii, De acquir. hœred.) — a Qui manumittitur a corpore aliquOy velcoHegio, vel civilate. » (L. 10, g 4, D. 11, iv, De in jus vocando.)Ui tracequ!il ont laissée dans les inscriptions n'est pas moindre que celle des esclaves de TÉtat. Voir dans les Recueils les titres des officia municf/^a/ta auxquels ils se rattachent. Bornons-nous encore à quelques exemples : servi publici à Aquilée, àBrisia, à Trieste, à Vérone, etc. (Voyez C. Inscr. lat., t. V, aux noms des villes) ; coLOMiAE (servus) (Orelli 2856) ; publico corionali (esclave de la curie d'un municipe), Huratori (p. 93, g 1). Grand nombre d*esclaves sont signalés dans les villes aussi comme caissiers ou attachés au trésor : vnacus aerarii ser. brixian. (C. Inscr. lat., t. V, 4503); à Padoue (ibid. 2805); à Milan (ibid. 5858); suMMARUM, à Aquilée (ibid. 737 et 1038); arcariu.s lugd.

{ibid. 7215) ; cf. pour diverses autres villes Inscr. Neap. lai. n°» 96, 218, 929, 2457, 5683, 5608, 5704-5707; — le service des bains, FAMiuA thermensis thermarum crban. (à Padoue); — nombre de tabularii, comptables, et aussi des tabellarii, courriers (C. Inscr. lat.y t. V, 6887); stator civitatis (Gruter, p. 651, 5) : par une singulière bizarrerie de langage, le stator remplit quelquefois les fondions de courrier (Cic. ad, Dlv,, II, 18, et X, 21) Il y a aussi des tabellarii ou porteurs de dépêches de publicains (ad Att., V, 16 et 21), etc. — sociorum (serviis) (C. Inscr. lat., t. I, 755 et 1462 ; t. V, 705, 5080), comme le servm societatls (des publicains) dans Cicèron, Phil. VIII, 8; socioR. co.ntrascriptor, contrôleur (C. Inscr. lat.y Y, 5079, 5080).

Il est question dans une inscription de Stratonicée de ahmosioi nAiA04»TAAK.E2, qui doivenl, sous la direction d'un magistrat nommé uaiaonomos, accompagner au temple trente jeunes enfants pour une cérémonie sacrée (Bœckh, C. Inscr. grœc.^ part. XIII, sect. m, n® 2715); elle est du temps de Tibère,

note 12, PAGE 114.

Les psedagogia, les deliciœ, les monstres et les histrions.

11 est question des pœdagogia ou écoles de jeunes esclaves en maint endroit du Digeste et des auteurs que nous avons cilés. Voyez aussi Sparlien [Adr. 2) parlant de Trajan, et Martial, XIV, ccxii ipueri comœdi. Ces enfants s'appelaient deliciœ (Stace, Sylv. V, V, 66) ou delicium (Fabretti,cl. I, p. 45-44), ou encore delicatus. Citons entre autres cette inscription : ectycheti puero deli-

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