QUEM I VETO PROPTER DELICTA SUA | ADITUM AHBITUM NI ULLUM
ACCBS8UH HABEAT IN HOC | HOifUMENTO. (Gruter, p. 844, U? 4.)...
EXCEPTA SECUMDINA LIBERTA IMPIA | ADVERSOS CABCaiUM PBUCRM
PATRONUM suuii. (Ibid., p. 862, n* 5.)
A côté de ces dédicaces générales, où il faut faire, sans aucun doute, une part à la vanité, on trouve aussi des inscriptions particulières, où se manifestent d'autres sentiments. On le peut voir dans plusieurs inscriptions où Taffrancbi signale la générosité de son ancien maître :
r. L. PHILAR I GTRO UN | GBNTARIO | IS<2UE | FAMI | LIAM SUAM |
MANU Misrr I PEcuNUMQ. (Inscriptiou de Venouse gravée dans les caractères les plus anciens, dit M. Hommsen, C, In»cr. lai.y t. I, 1268. Orelli, 2988, et Inscr. Neapol, 754.)
Citons encore cette inscription d'un affranchi de H. Aurelius Gotta Haximus, de la famille de H. Valerius Nessala, devenu Yaccensti» de son patron (Wilmanns, 568) :
LiBBRTINUS ERAM FATEOB 8ED PACTA LE6BTUR PATRONO GOTTA NOBILIS UMBRA MEA.
II ènumère les bienfaits de Cotta envers lui, les fils qu il lui a fait élever, les flUes qu*il a dotées comme un père, et Ton voit, du reste, que Tinscription est du patron lui-même :
Quio NON Cotta dédit qui nunc bt carmima tristis
HAEC DEDIT IN TUMUIO C0N8PICIBNDA UEO?
NOTES ET BGLAIRGISSEMENTS. M)S
Dans les inscriptions de patron à afl'ranchi, on trouve quelquefois, comme dans plusieurs de maîlre à esclaye, les marques d'une véritable aiïection : l'afl'ranchi est nommé Téléve de son patron ou de sa patronne, patronus alummo suc (Hurat., p. 1541,
n" 10); AMNIAE PATERKAB ALUMNAB ANNIA CALLISTE | PATRONA PECIT
(ibid.j p. 1518, n^ 4); ou bien encore on lui conserve le nom de verna, de vemula, transformé par la mort en un tilre d'affection, sur la tombe de tant de jeunes enfants ravis, dés le premier âge, à Tamour de leurs maîtresses. (Murât., p. 1516, no5;1525, 10; 1528, 4et 6; 1550, 10; 1552, 12 et 14; 1555, 2; 1556,5; 1540.5, 10 et 12; 1545, 10; 1549, 5; 1555, 2 et 5; 1559, 12 ; 1567, 5, etc.) ; et les textes cités plus haut.
Le nom de vema d'ailleurs ne fait souvent que marquer l'origine, abstraction faite de toute idée de dépendance :
PaX SIBI VIVOS HOMO POSUIT ANTOIIIUS ARAM VERNA LOCl HUJUS, CtC
(Léon Renier, Inscr. de rAlgériej n^ 2190.)
Il est donné par une patronne à son affranchie (ibid. , p. 1 528, 1), et encore à celte jeune enfant de six ans, que son maître, en Taffranchissant de si bonne heure, voulait élever pour d'autres destinées : dis mamibus | colliae trtphar | l. collids | onesimus |
PARDM FELIX | LABORIBUS SUIS | VERNAE SUAE | DULCISSIMAE VIX. ANN. j
M, MENS, u, DiEs XXI. (Ibid.^ p. 1551, n^7;cf. Fabretli, cl. X,
Quelquefois l'affranchi parle lui-même sur la pierre de ce tombeau, qu'il tient, comme la liberté, de la générosité de son maître :
VALERIA d L. LTCISCA | Xll ANNORUM NATA | ROMAM V£IU. QVM MIDI JURA DEDIT CIVIS DEDIT ET MIUI VIVAE QCO IMFERRER TCM CUM PARVOLA FACTA CUflS.
(Haffei, Mus, Yeron.t p. 295, n"" 4, cité par Horcelli, 1. 1, p. 440.) Mais que ces exemples, où nous avons aimé à retrouver des témoignages d'une affection mutuelle, ne nous fassent pas illu« sion sur le caractère général des rapports de l'affranchi et du patron. Ces monuments sont consacrés à la seule amitié; la haine s'abstient. Une fois pourtant elle a parlé. Au milieu de
ces associations des deux classes sur les mêmes pierres, une affranchie parait seule» seule avec une sentence qui explique cet isolement où elle se renferme pour toujours :
ANNIA L. INGRATIUS HOMINE NmiL EST.
(Muratori, p. 1570, n^ 7.)
Affranchissement à titre onéreux.
Des inscriptions rappellent le prix donné par Tesclave pour sa liberté. (Orelli, n» 2983, et Gruter, p. 400, n» 7.)
p. DECIMUS P. L. EROS | MERULA MEDICUS | CLINICDS CHIRURGCS | OCDLARIUS I VI VIR. AUG. | HIC PRO LIBKRTATE DEDIT HS I3D3.
Une aulre, où il est dit qu'un esclave a été affranchi gratuitement par Auguste (gratis mancmissus), peut faire croire que, même dans le palais du prince, il n*en a pas toujours été ainsi (OrcUi, Ti^ 2984). Néron lui-même vendit la liberté à ses esclaves, et il la leur faisait payer cher.- Un de ses intendants, employé aux années, aurait, selon Pline (VIII, xl, i), racheté sa liberté au prix de 130,000, et peut-être de 13 millions de sesterces. Il est vrai que, au dire de Thistorien, c'était plutôt encore le prix de ses rapines que de sa personne : Belli non nominis pretium.
Les affranchis dam la maison des patrons.
Il faudrait, pour faire le tableau du service des affranchis, reprendre presque tout le détail du service domestique : service de la campagne : ad agr. (Doni, Yll, 32) frumemtarios (ibid. VIII, 66 (ne pas confondre avec les frumentariiy officiers publics dont il sera parlé plus tard) ; préposé à la basse cour, aviarics (Mural., 973, 4) ; service de la ville : pâtissier, pisTOR(Monimsen, Imcr. NeapoL lat, n»*102, 4208, 5388) ; cuisinier, cocus (Muratori, p. 973, 4; 982 4; Mommsen, /. /. 4262, 5639 (celle dernière inscription porte sur les deux côtés : coco optimo);
NOTES ET ÉGLAIRCISSEIIENTS. 505
échanson, a potions (Spon, p. 210); gardien de la vaisselle d*or, PRAEPosiTus AURi EscARii ; POTORii (Grutcr, p. 582, 7 et 8) ; valet de chambre, cubicul. (Doni, Vil, 166); porleur de litière, lecti ckMvs{Mommsei\, Inscr. Neapol. 6881;) nonienclateur, nomencla- TOR (Murât., p. 975, 5) ; coiffeuse, orkatrix a tutdlis (Moramsen, Inscr. Neap. 6841) ; tailleuse d'habits, vestifica (ibid. 6851).
On peut sV.tonner beaucoup moins de trouver parmi eux des intendants, dispensator (Clarac, Musée royal, n*» 141 et pi. vn); des bibliothécaires (Mommsen, Inscr. NeapoL 6889); des scribes, a manu, libr. ad manum, ab epistolis graecis, ab epistolis LATiNis; scRiBA A LiB. coTiDiANis (Murat., p. 947, 2; 965, 9; 971, 11; Gudi, 214, 2; 215, 1 et 10; 22J, 9; 224, 3 et 7; Spon, p. 205, 206. 210; Mommsen, Inscr, NeapoL 6875; Doni, VII, 182, etc ); des médecins (le nombre en est très grand dans tous les recueils); des sages-femmes, obstetrix (Murat., p. 964, 3; Mommsen, Inscr. NeapoL 5764). Ils pouvaient d'ailleurs exercer leur art librement; ce qu'on peut dire aussi des marchands et des gens de métiers, vendant ou Iravaillant le marbre, MARMORARiDs (Mommscu, luscr. NeapoL 2525, 2610 ;) les pierreries, MARGARiTARius (ibtd. 6906); les miroirs, speclarios (ibûL 2875) ; les parfums, unguentarius (ibid. 754, cf. 6846), etc.
Un affranchi d'un marchand ambulant parait, dans une inscription, en avoir assez de cette continuité de service, et se félicite d'être arrivé enfin au repos de la tombe :
M. VALERinS ZABDAE MERCATORIS VENALICI L. ARIES SEU STUPOR HDIC STUDIO EST SIVE EST INSANIA NOMEN OMNIS AB HAC CURA CURA LEVAtA MEA EST
MONUMENTUM ABSOLVI SUMPTU ET IMPENSA MEA