Voyez la table vni de Dureau de la Malle, 1. 1, p
4. Dureau de la Malle, avec un territoire cultivé beaucoup plus étendu (le tiers du pays au lieu du cinquième), n*obtient qu'un nombre d'habitants inférieur de prés de moitié (4 978 484). En réduisant, dans l'ensemble de ces calculs, la moyenne de la semence rigoureusement au nombre donné par Yarron, sans élever le rapport de la semence au produit; en bornant ainsi le produit brut à vingt-cinq millions environ, et la quantité livrée à la consommation à vingt millions (19 745 547), on aurait encore plus de six millions d'habitants (6 325 700), c'est-î-
nu NOMBRE ET DE L'EMPLOI DES ESCLAVES. 61
nièlre "carré, proportion inférieure à celle que présente l'Italie moderne et fort au-dessous du nombre donné par le dernier recensement pour la France (70 habitants par kilomètre carré).
Ce nombre trouvé, quelle part faut-il en faire aux hommes libres et quelle part aux esclaves ?
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Le recensement se renouvelait à Rome tous les cinq ans, cl les résultats nous en sont restés pour les principales époques de Thistoire. Mais nous avons de plus un texte de Polybe, qui s'applique à toute Tllalie romaine, pour le commencement de la période où nous entrons : c'est à la \eille de la seconde guerre punique, lorsque Rome» déjà inquiète des progrès des Carthaginois vers les Pyrénées, cherche à gagner les Alpes et veut soumelire les belliqueuses populations de la Gaule Cisalpine. Le Sénat s'enquit des forces dont il pouvait disposer, au besoin, tant parmi les citoyens que parmi les alliés ; et Polybe, dans une évaluation générale, en porte le chiffre à 700 000 hommes d'infanterie et 70000 de cavalerie, en tout 770000 dans les limites de Tàge militaire, de dix-sept à soixante tkïxsK Si l'on en retranche 20000 Vénètes comme apparte-
dire 51 par kilomètre carré. Voy. Bureau de la Malle, Économie po/tii« que des Romains^ 1. H, cli. v, t. I» p. 286.
i . Polybe, II, 24. Dans ce nombre les Latins fournissent 80 000 hommes d'infanterîd et 5000 de cavalerie; les Samnites 70 000 et 7000; les Âpuliens et les Messapiens 50 000 et 16 000; les Lucaniens 50000 et 5000; les Marses, les Marrucins, les Frentanes et les Yestins, 20000 et 4000,- la population (i iskn^<n) de Rome et de la Campanie 250000 et 25000.
nant à la Cisalpine, on aura 750 000 hommes pour toute rilalie comprise en deçà du Rubicon et de la Macra.
Sur ce nombre, Polybe donnait 250 000 hommes d'infanterie et 23 000 de cavalerie aux Romains et aux Campaniens qui, depuis l'adjonction de leurs pays à Rome, étaient comptés parmi les citoyens, quoique sans suffrage* ; le reste se répartit entre les différents alliés, et l'auteur justifie à peu près complètement par le détail le nombre tolal auquel il s'était arrêté (8). Ce sont les hommes dans l'âge mililaire: mais les tables donnent la population correspondanle de tout âge et de tout sexe. Sur 10000 000 de personnes, il y en a 5626819 de dix-sept à soixante ans ; quelle population supposent 750 000 hommes de cet âge ? La proportion nous donne 1 332 902 ; et, en doublant pour les femmes, nous avons un nombre de 2 665 804 habitants.
Retranchons-le du nombre que nous avons trouvé pour la population totale de cette i*égion de l'Italie (8 114 554), le reste (5 448 730) exprimera toute la population non recensée*.
Mais plus d'une classe doit en être retranchée avant qu'on arrive aux esclaves.
D*abord les affranchis : et Bureau de la Malle, par un rapprochement fort ingénieux, a essayé d'en calculer le nombre pour l'année 225 avant l'ère chrétienne. En l'an 598 de Rome (356 av. J. C), fut établi l'impôt du 20' sur les affranchissements, et en l'an 543 (211 av. J. C), le sénat, épuisé de ressources, lira du fond du trésor l'ar-