‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 32 sur 213 · fl Sartor, occalor, runcatar, meuor, etc · texte numérisé non relu

fl Sartor, occalor, runcatar, meuor, etc

6. Colum. ibid. 6. Cf. H, xu (xui), 7. Il y a dans Gruter troi.s inscriptions ôemediastini, p. 577, n- 5, 4 et 5. L'un d'eux est dit appartenir au prince. (Mommsen, lnsa\ Neapol. latin. 6869.)

7. i Cella olearia, cella vinaria; prœlaloreê^ sem doleares ou do- /tarir, etc.) » pomarius (ibid, n** 5578); topiarius; ex uortis (ibid, n'^ 2133, 2894) ; C, Inscr. laU, t. V, 5316); olitor (Orelli, n" 2861).

DU NOMBRE ET DE L'EMPLOI DES ESCLAVES. Oo

esclaves spéciaux avaient dans leurs attributions Técurie : chevaux, ânes, mulets (agasones ou equUiU superjumenlarii); les élables : bœufs, chèvres, brebis et porcs (pubulcij opilioneSj caprarii^ subulci); la basse-cour (avtam, aUlurii) \

Le domaine rural comptait encore un assez nombreux personnel réclamé par l'entretien des hommes ou des choses qui s'y rattachaient : le sommelier (cellarius)*; le meunier et le boulanger'; les femmes employées à lu préparation de la nourriture (pulmentariœ, focariœ); des tisserands et des fileuses pour la confection des vêtements (textoresy lanificœ); en outre, des médecins, des infirmiers {valetudinarii) pour le soin des malades ; des artisans de diverses sortes pour la réparation des bâtiments ou des ustensiles^. Une villa bien montée comptait aussi des esclaves de chasse pour le plaisir du maître : les oiseleurs, ceux qui dépistaient, ou quelquefois, lorsqu'elle était prise, apprivoisaient la béte *. Elle avait, en outre, pour le châti-

1. On retrouve, dans les inscriptions, plusieurs de ces fonctions sjsffLk JUME.xTA (Orelii, n** 2.n70); avurius iLTaiARius (n« 2866). Nous ne dtons, pour ces catégories, aucun aulre texte; on en trouve surabondamment dans IHgnori et Popma : textes de Gaton, de Yarron et de Columelle; lois du Digeste, au titre cité, et passages des poètes.

2. « SIM ET EUTTCHO COH(êerVO) CELLARIO ET FURNARIO. » (Orelll ,

3. C'était le double sens du mot pistor autrefois ( Martial , Vlli , XVI, 5) :

Et panem facis et facis farinaïu.

4.\ Fahri ardiiiecti, Ugnarii, ferrarii. n (Voy. 1. 42, §§ 5-9, D., XlXm, vn. De irutr. et instrum. leg. Cf. Colum. XI, i, 5, etc.; Varron, 1, XV0, etc. ; et Pline le Jeune, Ep. III, 19.)

5. « Aucupes, veêtigafores, mantuelanL » (L. 12. g l^et 13. D., eod,) Cf. Pline le Jeune, Ep. lïl 19, et Plaute, Trinum. II, iv, 564.) — Fab. Ticiu».(C. Inicr. /a/., t. VI, 6565 a.) Sans parler des exploitations particulières : carrières de marbre, etc. marvorarids (ibid. 6518) : un carrier de cette sorte, en Lusitanie, consacre un monument au dieu

ment de ce nombreux domestique, ses esclaves, bourreaux *. Vergastulum élait Tappendice naturel et comme le complément de la maison rurale, et ce n'était pas seulement un lieu de supplice pour les coupables, mais un lieu de repos pour les Iravailleurs !

Quelques-unes de ces fonctions pouvaient se cumuler par le même esclave. Beaucoup, au contraire, se partageaient entre plusieurs en même temps. Sur les domaines étendus, le travail ne se divisait pas seulement ; il y avait des groupes d'esclaves pour les principales divisions du travail : groupes de dix hommes, nommés décuries, et dirigés par un esclave ou un affranchi, appelé décurion '. Les anciens approuvaient fort cet usage, qui, sans présenter le danger d'un concert bien redoutable, offrait des avantages pour la surveillance comme pour la bonne culture ' ; et c'est encore ce qui se pratiquait dans les colonies à esclaves: les décuries se retrouvaient dans ces bandes de nègres conduites au travail, et le décurion esclave, dans le commandeur.

Tels étaient le partage et les attributions diverses de la famille rustique. Elle doit paraître, par ce tableau, fort nombreuse; mais peut-on arriver à quelque chose de précis ou du moins de probable sur ce point?

Tous les domaines, sans doute, ne ressemblaient point

Endovellicus : DËO endovellico | heriies aurkliae | vibjaë sabwie sek | har- MORARius I A. L. P. (C. Itiscr, lat,f t. II, 135.) Celait i^ussi selon les intentions du père de famille qu'on devait juger si ces esclaves appartenaient à la famille rustique ou à la famille urbaine. (L. 99, § i, D., XXXH, i, De legatis,)

i. « Ergasiulariif lorarii, etc. » (Piaule, Capt, II, i, et A. -Celle

â. Gruter, Inscr.y p. ii5l, n" 4 (suppL).

5. « Quas decurias appellaverunt antiqui et maxime probaverunt, etc. » (Colum. I, ix, 7.)

à cette villa idéale où nous avons réuni, à dessein, les détails divers de l'exploitation agricole. Mais on a, dans Caton, des indications précises sur l'appareil nécessaire à des cultures d'un genre et d'une étendue déterminés. 11 compte, pour 240 arpents (jugera) (60 hectares, 682), plantés en oliviers : le régisseur ou fermier (villicus) S la ménagère (villica)^ cinq travailleurs (operarii)^ trois hommes pour les bœufs, un pour l'âne, un pour les porcs, un pour les brebis : en tout treize. Pour 100 arpents de vignoble il demande, avec le fermier et la fermière, dix travailleurs, un bouvier, un ânier, un porcher, un homme occupé à faire les liens de la vigne, etc. (salictarius) : en tout seize *. Varron fait la critique de ce passage. 11 voudrait que Caton eût pris une mesure plus normale et des nombres plus ronds, afin que sa formule se prêtât plus facilement aux proportions des domaines plus ou moins étendus; il trouve aussi que le régisseur ou fermier et la ménagère devraient être mis à part, puisque leur nombre ne varie pas avec l'extension ou la réduction du domaine : mais, en définitive, il ne prescrit d'autres règles que d'étudier la nature du terrain, l'usage suivi aux alentours, et de prendre l'expérience des autres pour point de départ de tout nouvel essai '•

Quoi qu'il en soit des innovations que Varron conseillait d'une manière si discrète, sa critique n'ôte pas aux nombres de Caton l'autorilé de l'expérience; et sous la réserve des modifications qu'ils devaient recevoir dans telle application particulière, on peut les faire servir de base au

i . Le fermier esl proprement un homme libre qui tient à ferme la terre d*autrui. Le mot villictu, dans ces passages, peut s'entendre indifféremment du chef d'exploitation libre ou esclave.

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