‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 45 sur 213 · Ego emero matri tu · texte numérisé non relu

Ego emero matri tu

Ancillam viraginem aliquani non malam, forma mala. Ut matrem addecet familias, aut Syram aut iEgyptiam. Ea molet, conficiet pensum, pinsetur flagro, neque Propter eam quidquam eveniet nostris'foribus flagitii.

(Plaute, Mercat. l\, m, 407 et suiv.)

5. Bnim mihi quidem sequom 'st purpuram atque aurum dari, Ancillas, mulos, moliones, pedisequos,

Salutig«Tiiios pueros, véhicula qui vehar.

(Plaute. Auiul. Hl, r, ihi).]

familles ^ Une sortie était pour les matrones la meilleure occasion d'étaler en public la magnificence de leur maison et la délicatesse de leur goût. Le cortège se composait donc dePélite des esclaves : courriers et valets de pied féminins (anleambulatrices, pedisequœ^)^ messagers, émissaire s de courtoisie {salutigeruli, pueriintemuncii)^ de beaux Jeunes gens aux cheveux élégamment bouclés et frisés, comme gardes d'honneur (asseclœ calamwtratiy cincinnatuli)^ et un choix parmi tant de cochers ou de porteurs affectés aux divers modes de véhicules: chaises et litières, chars et carrosses, mules et attelages de toutes sortes'. Le général d'armée, au jour du triomphe, traînait, après son char, les captifs de la nation vaincue ; — toutes les races du monde figuraient auprès de la litière de la matrone : comme porteurs, des Cappadociens ou des Syriens robustes^, et même des Mèdes*; plus tard, des barbares du Danube et du Rhin ; à côté, des Liburniens, tenant des marchepieds ; et par devant, comme courriers, des Numides, des Mazyques, à la peau d'ébène, dont le noir mat faisait mieux ressortir ces plaques d'argent suspendues sur leur poitrine et marquées sans doute au [nom et aux insignes de la maîtresse qui les possédait*. Quelquefois, pour frapper par le nombre, elles y

i . c Quoties occurrit domus splendida, cohors culta servorum, lectica « formosis imposita caionibus. » (Sén. Ep, ex, 16.)

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