‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 55 sur 213 · Nemo exibît : oninis in tus confident negotiuro · texte numérisé non relu

Nemo exibît : oninis in tus confident negotiuro

Ubi id erit factum, ornamenta ponent : postidea loci, Qui deliquit, vapulabit; qui non deliquit, bibet.

(Plaute. Cistel. V, i, 510)

3. Kal (rrrcxsivofuvov 2Xap<« xax xufuxû irpoaeSrod \tji\(L iriptiraOri nva xai t::v6&uç ^'{iooaav rpa^u^iav. (Lucien, De la calomnie, 24.)

4. n y a plusieurs inscriptions de mimes : tirnab hbtologo. (Orelli, n* 2616. Cf. 2623, etc., etMommsen, Inscr. NeapoL lai, n* 5882.)

jours et sut plaire^.. » Quel sort fatal le ravit si tôt et si loin de sa pairie, sous un ciel qui le conviait à vivre par tous les charmes d'un climat plus doux? « // dansa deux jours et sut plaire. » Ces deux jours lui tinrent lieu d'une longue vie : ils ont donné Timmortalilé à sa gloire et à son malheur.

Les Jeux du cirque avaient précédé à Rome les représentations du théâtre et comme ils offraient une image de la guerre, on n'y voyait à l'origine, que les guerriers. C'étaient les Romains qui luttaient à pied, à cheval ou sur les chars, se disputant le prix de la course, ou de Tagilité et de la force dans les exercices de la lutte proprement dite ou du pugilat. Mais, peu à peu, le citoyen, se retira, laissant la place à des athlètes de profession. Au lieu de courir, on lit courir; et l'esclave, qui n'y faisait jadis que servir son maître demeura le personnage principal. Les noms de conducteurs de chars, agitatores^ affranchis ou esclaves, ont laissé leur image ou leur non) sur la pierre des tombeaux*.

Des jeux tout autrement meurtriers, et qui furent sans rivaux dans la faveur des Romains, ce sont les combats de gladiateurs. Ces jeux sanglants furent d'abord des jeux funèbres'. Vers le commencement des guerres puniques,

i. D. M. I PUERI SEPTENTRI | OMS A5.N0RUN XII QUI | ANTIPOLI IN THEATRO |

BiDi'o 8ALTAVIT ET PLA | cciT. (Gfuter, p. 332, ïi" A, Cf. ibid, ll'I.)

SaRMO IlIFAIITI GYMNICO DULCISSIMO QUI V. A. IIII M. III. D. 111. PARENTES

(Murât, p. Cl 4, 4). — Protegenes — cloyl. soavei heicei — situst

MINUS — PLOrRUMA — QUE FECIT POPULO 80VE1S | GACDIA — NUGES. (Murat.

p. 658, 1.) Nuratori regarde celte dernière inscription comme un des plus anciens monuments de la langue latine.

2. Muralori, p. 620, 7 ; 621, 1, et la note 13 à la fin du volume.

3. « Nam olim quoniam animas defunctorum humano sanguine « propitiari credilum erat, captivos vel malo ingénie serves mercati in « exsrquiis imniolabant. Postea placuit impietateni voluptate adum- « brare. . . Itn morlem homicidiis consolabantur. Haec muneris origo. t (Tertull. Despectac, 12. Cf. Amobe, Adv. gentes, U, p. 72.)

des firulus les introduisirent pour la première fois à Rome, aux funérailles de leur père; et la nature se révolla^ diton, contre cette profanation de la morf : une de ces pesles, si communes à Rome, fut rapportée au courroux des dieux, et le peuple chercha dans des cérémonies religieuses l'expiation du sacrilège^ L'expialion faite, les jeux reparurent ; la soif du sang avait éteint la superstition, ou pluldt elle la transforma. On trouva facilement des dieux pour prendre sous leur patronage ces plaisirs du peuple et partager ces sanglantes libations : Diane et Mars, ces deux divinités toujours armées, Jupiter infernal, et Mercure qui lui amène les ombres, et Saturne surtout*. Les combats de gladiateurs se célébraient de préférence aux fêtes de ce dieu, fêtes des esclaves ; et il était du spectacle : sa bouche béante buvait le sang qui ruisselait dans l'arène par les fentes de l'égoul*.

Us se ^continuèrent donc comme jeux funèbres* par la volonté du mort*, par la piété des familles*, ou par la re-

1. c Nara gladiatorium munus priinum Romœ daliim in foro boario, • App. Gaudio, M. Fuhio coss. dederunt M. et D. Bruli, funebri nie- < moria patris cineres honorando. » (Val. Maxime, II, iv, 7. Cf. saint Augustin, De cipitaie Dei, llf , 17.) On les croit originaires de l'Élrurie. On en voit une représentation dans un tombeau trouvé à Tarquinies.

S. TertuUien, Claudien, Ausone, cités par Juste-Lipse dans son Iraité si complet sur les gladiateurs. (Lips. Saturn. dans Graevius, t. IX, p. 4474.)

Page 1