‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 56 sur 213 · Saint Cyrille d'Alex, c. Julien, iv, t. VI, p. 428, d · texte numérisé non relu

Saint Cyrille d'Alex, c. Julien, iv, t. VI, p. 428, d

3. L'usage des repas funèbres était antérieur (voy. Tite Live, VUI, îî); il se continuait avec celui des gladiateurs. (Cf. XXXIX, 46, et XU, 28.)

5. Athén. IV, p. 154; Sén. De brev, vilœ, xx, 4 ; Cic. In Vatin, 45.

G. Ainsi, aux funérailles de t^pidu^, en 216 (Tile Live, XXIIi, 30), de M. Valerius Laevinus, en 200 (XXXI, 50), de Licinius, en 183 (XXXIX, 46), du père de Flamininus, en 174 (XLI, 28). Le jeune Scipion, à Cartbagène, en avait célébré à la mémoire de son^pére et de son aïeul. (Val. Max. IX, xi, 1.) Il renouvela ces mêmes hommages en

connaissance publique*. De là ces scènes de gladiateurs sculptés sur les tombeaux, comme à Pompéi sur le monument de Scaurus*; de là sans doute aussi tant de lampes funéraires portant l'image de gladiateurs combattants'^. Celait une manière économique de donner aux morts des gladiateurs; et plut à Dieu qu'il n'y en eût pas eu d'autres ! Ils s'établirent aussi comme jeux publics et prirent même rang parmi les charges de l'État (munus) : ce fut un des attributs de la magistrature qui s'occupait de la police intérieure, de l'édililé. La célébration en devint ainsi périodique et perpétuelle: des affiches peintes sur les murs ou des programmes distribués dans le peuple (gladiatorum libelli), faisaient connaître le jour et les particularités des combats*. Des annonces de cette sorte ont été retrouvées dans k s ruines de Pompéi (14). On y avait d'abord voué des

Afrique; mais, celle fois, les jeux eureut un autre caractère: des hommes libres, et les plus nobles, vinrent seuls y faire briller leur valeur. (Tite Live, XXVm, 21.)

1. En récompense du dévouement de Sulpicius, mort pour le service de rËtat, Cicéron propose qu'on lui élève une statue : < Gircumque < eam statuam locum gladiatoribus ludisque, fiberos posterosque ejus « quoquQ versus pedes quinque habere,quod is ob rempublicam mor- « tem obierit. » (Cic. Phil, IX, 7.)

2. Voyez Mazois, Ruines de Pompéi ^ t. I, pl. xxx-xxxn. Au-dessus de cette représentation qui a fourni les détails les plus précieux sur les combats et sur les armes des gladiateurs, on lit les mots muxer ampluti qui semblent indiquer que la famille gladiatorienne d'Âmpliatus a donné ce spectacle : or cet Ampliatus nous est connu par une autre affiche, que Ton verra plus loin, comme ayant donné un autre spectacle à Pompéi. Ce n'est donc pas une scène fictive ; c'est l'image des jeux qui furent donnés sans doute à la mort de Scaurus; et les gladiateurs eux-mêmes sont désignés par leur nom, avec le nombre de leurs victoires antérieures et, pour quelques-uns, avec le signe qu'ils périrent en cette occasion.

5. On en compte une douzaine dans une seule vitrine du musée du Louvre.

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