Gai. ln$au I, 43-46; Ulp. Fragm, i
2. Diod. Fr. XXXVI, ii, 5 (coll. Didot). Un autre cheTalîer romain est massacré dans une révolte de quatre-vingts de ses esclaves. Âthénion, qui joua dans cette guerre un rôle si fameux, dirigeait auparavant deux cents esclaves dans le domaine de ses maîtres. [Ihid, iv, 1 , etv, i.)
3. i Quod parum coercitis per Calabriam tervorum agmimbui pacem f ItalisB turbaret. t (Tacite, Ann, Xli, 65.)
152 LlVnK H. CHAPITRE 111.
leurs esclaves? C'est avec ce caractère au moins que la vieille coutume avait été renouvelée, loin d'éti'e abolie, sous le règne de Néron, alors que les familles s'étaient si considéralilemenl étendues* ; c'est parles mêmes motifs qu'en cette rencontre Cassius entraîna le sénat quand il semblait reculer devant l'horreur de l'exécution*.
Telle était la proportion des esclaves aux maîtres dans la classe supérieure ; et ces nombres, remarquons-le bien, ne nous sont pas donnés comme des singularités ou des exceptions ; ils n'ont pas même été conservés par les anciens dans la même pens^^e qui nous les fait recueillir, comme les exemples de Pline, comme ceux d'Athénée : ce sont des nombres rattachés par hasard au fuit principal que l'histoire mentionne. Pour beaucoup c'élait une riche fantaisie, une satisfaction de vanité ; car le grand nombre des esclaves, comme l'étendue des domaines, était une démonslration de fortune sur laquelle se mesurait l'estime du vulgaire :
Ce qu*il nourrit de gens, ce qu'il a de jugèi*es.
..... quoi pascit servoSf quod possidet agri Jugera^.
Pour plusieurs, c'était aussi nne affaire d'ambition. On trouvait moyen de séduire le peuple par des plaisirs (nous l'avons vu pour les gladiateurs*), ou par des services : Ru* fus Ëgnatius avait gagné la faveur de la multitude, pendant
i. f Factum est S. coiisullum ullionijuxta et securitati. » (Tacile, Amn» Xltl, 32.) il indique clairement que c'était un ancien usage, ve* tête ex more. (Ibid, IIV, 42, et, dans la suite du discours, 45-45.)