‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 96 sur 213 · Varron, U, x, 6-9, et I, xvn · texte numérisé non relu

Varron, U, x, 6-9, et I, xvn

familles d'Ëpire^ Aussi, malgré le dédain de la loi, avaiton égard à ces parentés serviles. On laissait les esclaves usurper ces noms réservés, dans la condition libre, aux formes légales dont ils étaient incapables; on les leur donnait sur le théâtre'; on les leur appliquait, moins leurs effets, dans le langage du droit'; on les respectait dans la langue sacrée des tombeaux, sous l'invocation des dieux Mânes : la trace en est restée sur la pien*e de ces monuments que la tolérance des maîtres leur permettait de s'élever après la mort*.

Il en était de même du pécule que nous avons déGni, d'après la loi, une part de la fortune du maître, confiée spécialement à Tusage de l'esclave. C'était un moyen d'intéresser l'habileté et le zèle d'un serviteur : l'adresse du chasseur, la vigilance du pâtre. On donnait au premier une modique rélribution par chaque pièce de gibier qu'il rapportait à la maison • ; à l'autre, quelques brebis de son troupeau : Plante y fait allusion en deux endroits % et Yarron voulait de même qu'on permit aux meilleurs

i. • Itaque propter has cognationes EpiroticaB familise sunt illus- « triores el cariores. » (Varron, I, xvii, 5.) Pour la même raison, ces ^ mariages, comme on le peut bien supposer, leur étaient interdits hors du domaine du maître. Tertullien y fait allusion dans son traité ad uxorem (H* S) : t Aonne quique domini el disciplinae tenacissimi serfl Yis suis foras nubere interdicunt : scilicet ne in lasciviam excédant, « ofQcia deserant, dominica extraneis promant? t

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