‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 98 sur 213 · Sén. Ep. Lxxx, 5. Cf. Térence, Phorm. I, i · texte numérisé non relu

Sén. Ep. Lxxx, 5. Cf. Térence, Phorm. I, i

3. « Nec ideo non est munus, quum volens dédit, quia potuit eripi, • etiamsi noluisset. »-(Sén. De benef. Vil, 4.)

4. Plante» Rud, 1, n, 50. On trouve parmi les inscriptions tuniu- Jaires de Fabretti (p. 252, n' 58), cet éloge d'une femme : viriae...

CONSERVATRICI FECCLII

Qui n'avait pas de pécule était à la lettre un vaurien ; et c'est, en un seul mot, la traduction de ce vers, où le fermier de la Casina dit d'un autre :

Il n*a daus son pécule un seul denier de plomb Quoi homini kodie peculi numus non est plumbeus^.

Les esclaves avaient donc accepté pour eux les bases d'estimation accréditées par l'intérêt des maîtres. Le pécule, en effet, alors même que le maître eût promis d'en faire, à un taux convenu, le prix de leur liberté*, était pour lui d'une grande valeur. C'était comme un capital nouveau rattaché à la lùte de l'esclave, mais distinct de sa nature, et, par le fait, séparable. Il laissait donc entre les mains du maître un gage de sa fidélité ; il lui faisait, en son nom, une sorte d'assurance sur la vie au milieu des hasards de tous les jours : sans compter toutes ces réquisitions qui reculaient, au profit du maître^ le terme fixé pour Tafiranchissement de l'esclave ; sans compter enfin qu'il n'y avait pas là de contrat. Car le maître, nous Pavons dit, ne pouvait pas s'obliger valablement envers son esclave; c'était une obligation de conscience, et bien du temps s'écoula avant que la loi en tînt compte devant les tribunaux.

Voilà pourtant tout le beau côté de la condition des esclaves. En échange de la liberté, ils trouvaient, sous lé toit du maître, les choses indispensables à la vie, le pain, le vêtement, le couvert, quelque chose même des douceurs et des accessoires de la vie, une apparence de mariage et de propriété ; et à la mort, esclaves ou affranchis,

1. Plaute, Cann, II, iif, 151. Cf. Captiv. I, i, 46, et la noie de M. Naudet sur ce vers.

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